Grâce à sa victoire contre le Paris FC (2-1) au Roazhon Park, le Stade Rennais fête son retour en compétitions européennes après deux ans d'absence, offrant un moment de joie aux supporters. Mais en pleine semaine, une autre histoire vient assombrir l'actualité locale.
Karine Jambu-Brunet, âgée de 29 ans, vit un moment éprouvant. Depuis dix jours, elle oscille entre anxiété et incompréhension. Elle a récemment appris que son violeur, ayant abusé d'elle lorsqu'elle n'avait que 5 à 7 ans, est désormais libre et s'installe à Rennes, là où elle a reconstruit sa vie. "Je ne m’y attendais pas du tout", confie-t-elle à ICI Armorique.
Le condamné, maintenant âgé de 73 ans, a été jugé en 2018 à 30 ans de réclusion criminelle pour des viols répétés. S’il peut sortir au bout de huit ans, c'est grâce à des peines purgées antérieurement qui ont conduit à une confusion de peines.
"Je dois déménager, je m'enferme chez moi... ?"
C’est par une lettre de la juge de l’application des peines qu’elle reçoit la nouvelle, décrivant ce fait comme "un réel bouleversement", en précisant que l'homme vivra "malheureusement à proximité de votre lieu de vie". Bien qu’il soit soumis à des obligations strictes, y compris celle de ne pas contacter Karine pendant 15 ans, elle reste profondément choquée : "Il ne devrait pas être libre, encore moins dans ma ville. Je dois déménager, m’enfermer chez moi ? J’allais mieux, et voilà que mon passé refait surface. Je suis triste, dévastée, et perplexe face à cette décision".
Sa tante, Laurence Jambu-Brunet, la soutient inconditionnellement. Pour elle, ce verdict est "incompréhensible". La juge évoque une "réduction de la dangerosité de l’intéressé", ce à quoi Laurence répond : "Cela ne signifie pas qu’il ne l’est plus du tout ! On met en prison ceux qui représentent un risque pour la société, et il l’est toujours". Elle lance un appel aux futurs dirigeants politiques pour réformer les lois entourant les violences faites aux enfants et la justice pénale.
Karine, quant à elle, redoute de croiser cet homme et s'inquiète pour d'autres enfants, convaincue qu'il n'a pas changé. "Il a toujours été un prédateur. Pourquoi le laisser libre ?" s'interroge-t-elle. Cette situation révèle des failles inquiétantes dans le système judiciaire, plaidant pour une réforme urgente afin de protéger les victimes.







