Dans le cadre d'une initiative innovante, le Finistère invite tous les collégiens à se déconnecter des écrans durant une semaine, du 18 au 24 mai 2026. Thomas Lorec, expert en santé mentale, met en lumière les comportements excessifs plus qu'une véritable addiction, une distinction souvent négligée dans les discours publics.
Selon Lorec, les jeunes ont tendance à un usage excessif des technologies plutôt qu’à une addiction clinique. « Les comportements sont à tendance addictive, mais pas nécessairement pathologiques », souligne-t-il. Cette initiative a pour but de « couper un peu de mauvaises habitudes », en permettant aux jeunes de réaliser l'impact de leur temps d'écran.
Alors que les réseaux sociaux sont souvent au cœur des préoccupations, l'interdiction sans accompagnement, comme celle imposée avant 15 ans, ne résout pas le problème, avertit Lorec. Il insiste sur l'importance de l'accompagnement éducatif : « Juste interdire pour interdire, ça reporte le problème. Il faut l'accompagner pour que ce soit efficient. »
Comprendre les outils pour mieux s'en protéger
Dans cette optique, l'association Synapses intervient dans les établissements scolaires et les maisons des jeunes et de la culture pour sensibiliser sur le fonctionnement des plateformes numériques. « Souvent, ils utilisent des choses tous les jours et ils sont assez loin d'avoir compris vraiment quel est le fonctionnement de cet outil », remarque Thomas Lorec.
Ce programme vise à rendre les jeunes plus conscients de leur consommation numérique, en impliquant également les adultes, appelés à « remettre leur propre pratique en question ». Les parents et grands-parents ont un rôle crucial dans l'éducation numérique ; en leur fournissant des clés et des outils, ils peuvent servir d'exemples positifs pour les jeunes. La sensibilisation est essentielle pour minimiser les risques d'utilisation abusive des technologies.
Un enjeu pour toutes les générations
La prévention ne se limite pas aux adolescents. L'association s'adresse également aux générations plus âgées, notamment les grands-parents qui accueillent souvent leurs petits-enfants pendant les vacances. L'objectif est de leur donner des outils pour « minimiser les risques liés à l'utilisation des écrans ». En sensibilisant les aînés, souvent réceptacles de fausses informations, on complète un cycle éducatif qui engage toute la société bretonne.
Ces efforts de sensibilisation témoignent d'une volonté collective de s'adapter à l'ère numérique tout en veillant à préserver le bien-être des jeunes et des familles. Comme l'affirme un membre de Synapses, « une éducation aux médias est désormais un enjeu pour toutes les générations ». Ensemble, découvrons comment naviguer dans ce monde numérique avec intelligence et responsabilité.







