Suite à un arrêté publié ce dimanche, la police ferroviaire, incluant la SNCF et la RATP, va lancer une expérimentation de pistolets à impulsions électriques. Environ 10 % des agents, soit entre 300 et 400, seront impliqués dans cette initiative qui se concentrera sur plusieurs gares parisiennes.
Les détails concernant les modalités d'utilisation ont été précisés dans un arrêté publié ce dimanche, stipulant que des centaines d'agents de sûreté de la SNCF et de la RATP pourraient bientôt être équipés de ces dispositifs.
Quelles seront les gares concernées ?
Les lieux de l’expérimentation incluront des gares majeures telles que Lyon Part-Dieu, Marseille Saint-Charles, ainsi que Paris Austerlitz et Saint-Lazare. Des lignes RER D et E et plusieurs quais seront également concernés. Du côté de la RATP, les agents du « service de grande nuit » à la Gare de Lyon à Paris, ainsi que ceux relevant de secteurs comme Bobigny et Saint-Denis Pleyel, seront partie prenante de cette expérience.
Qui pourra utiliser ces pistolets à impulsions électriques ?
Ces pistolets, souvent appelés Tasers, seront introduits à titre expérimental pendant trois ans, dans le but de gérer des situations à risque. L’arrêté précise que l'expérimentation inclura 10 % des agents de la police ferroviaire. Avec un total de 3 000 agents à la SNCF et 1 000 à la RATP, ce programme s'ajoute à une longue liste d'initiatives pour améliorer la sécurité des usagers.
Les agents sélectionnés devront suivre une formation rigoureuse, qui comprendra au moins 18 heures d'enseignements théoriques et pratiques sur le maniement des pistolets, incluant un entraînement au tir.
Dans quelles conditions pourront-ils être utilisés ?
Il est crucial de noter que l'usage de ces pistolets à impulsions électriques est strictement réglementé. Ils ne pourront pas être employés contre des enfants, des femmes enceintes, ni sur des conducteurs de véhicules en mouvement. L’expérimentation sera suivie de près, avec un rapport prévu sur le nombre et la composition des patrouilles, les interventions, ainsi que les incidents constatés.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la loi du 28 avril 2025 sur la sûreté dans les transports. Initialement soutenue par le ministre des Transports Philippe Tabarot, elle avait été temporairement mise en pause en raison d'un vice de forme par le Conseil constitutionnel, selon des informations rapportées par Le Monde.







