La campagne de lutte contre les maladies transmises par les moustiques a été lancée le 1er mai, et les autorités sanitaires se mobilisent. Ces maladies, dont le chikungunya, la dengue et le virus West Nile, sont devenues des préoccupations majeures de santé publique.
L’année 2025 a été marquée par une inquiétante augmentation des cas, mais davantage de personnes auraient souffert de symptômes sans les signaler. Marie Bâville, responsable du centre de crises sanitaires à la Direction générale de la santé, explique que 809 cas autochtones de chikungunya ont été signalés, une situation sous-évaluée selon elle. Deux régions, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nouvelle-Aquitaine, sont particulièrement touchées, tandis que les cas de West Nile connaissent une hausse alarmante.
« La combinaison des mesures individuelles et collectives est efficace pour lutter contre ces infections », souligne Bâville.
Un risque croissant pour la santé publique
Introduits en France métropolitaine en 2004, les moustiques-tigres se sont répandus à travers 83 départements, épargnant pour l'instant la Bretagne et le nord. Les autorités sanitaires intensifient les efforts pour éradiquer ces arboviroses en informant le public des gestes préventifs à adopter. « Il est indispensable d'agir individuellement et collectivement, avec parfois nécessité de vaccination », ajoute Bâville.
Dr. Harold Noël, médecin à Santé publique France, explique que le dispositif de surveillance mis en place est essentiel pour détecter les nouvelles espèces et prévenir leur propagation. Il prévient que le risque pour la santé publique est sérieux.
Ne pas baisser la garde
D’après le Dr. Noël, le retour des voyageurs d'Outre-mer a stimulé l'importation de maladies; on ne peut prédire si 2026 suivra cette tendance. « Le réchauffement climatique facilite la circulation des virus », observe-t-il.
« Il faut abolir les eaux stagnantes, même minimes, pour contrer le développement des larves », insiste Bâville.
Des opérations de démoustication sont mises en place, mais ne suffisent pas à elles seules. Il est crucial que chaque citoyen prenne des mesures pour diminuer les habitats des moustiques – pots de fleurs, gouttières – et utilise des répulsifs pour éviter les piqûres. Cela peut grandement réduire le risque de prolifération.







