Suite aux incidents survenus lors de la célébration de la victoire du PSG, Pierre-Jean Chalençon a exprimé son « ras-le-bol » sur les réseaux sociaux. Prominent collectionneur, il risque désormais des poursuites judiciaires après qu'une vidéo de ses commentaires virulents ait été publiée sur X.
Le député insoumis de Seine-Saint-Denis, Thomas Portes, a annoncé le 9 mai qu'il porterait plainte contre Chalençon suite à la diffusion d'une vidéo dans laquelle ce dernier proférait des insultes, y compris des propos racistes et homophobes, concernant les événements de la nuit précédente, liés à la qualification du Paris Saint-Germain pour la finale de la Ligue des champions.
Des festivités avaient dégénéré dans plusieurs quartiers de Paris, selon la préfecture de police, avec un bilan de six interpellations et deux blessés, dont un grièvement, dus à des engins pyrotechniques. Chalençon, visiblement en colère, avait commenté : « La violence de ces gens-là ».
Dans une tirade acerbe, il a déclaré : « Tout est bon pour détruire, pour abîmer... Ils vivent aux crochets de la société, assistés par des aides sociales ». Il a aussi évoqué des « islamistes » et a décoché des attaques directes contre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, en évoquant son inaction.
Le lendemain de la publication de cette vidéo controversée, Thomas Portes a repris les déclarations de Chalençon sur son propre compte X, affirmant : « Suite aux propos racistes et aux appels aux meurtres de Pierre-Jean Chalençon, je saisis ce soir la procureur de la République de Paris au titre de l’article 40 ».
Face à ces accusations, Chalençon a effectué une nouvelle vidéo sur X, s'adressant au député avec sarcasme : « Réponse au pseudo-député d’extrême gauche... Thomas Portes, je t’embrasse fort ».
Cette affaire soulève des questions sur la frontière entre la liberté d'expression et les discours de haine, selon les avis d'experts interrogés. Claire Simon, sociologue à l'Université de Paris, commente : « Ce type d'expression peut avoir des répercussions sociales graves. Il est crucial que les responsables de ce type de discours soient tenus pour responsables ».







