Télétravail, limitation des déplacements, et indemnités carburant : le gouvernement s'adapte à l'escalade des coûts. Une circulaire envoyée aux administrations publiques incite à revoir les pratiques professionnelles afin de pallier l'augmentation des prix des carburants, exacerbée par la situation géopolitique en cours au Moyen-Orient.
Dans ce document, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, recommande aux ministères d’augmenter le télétravail pour les agents utilisant leur voiture pour les trajets domicile-travail. Cependant, cela doit respecter une limite de trois jours de télétravail par semaine pour les fonctionnaires à temps plein.
Réduction des déplacements non essentiels
Le ministre a également préconisé une réduction immédiate des déplacements professionnels superflus. Les réunions et les formations devront principalement se tenir en ligne, en audioconférence ou visioconférence. Cette directive vise à garantir que seuls les déplacements indispensables, liés à des interventions urgentes et essentielles à la continuité de l’action publique, soient réalisés.
Parallèlement, le ministère encourage une meilleure sensibilisation des agents aux dispositifs d’aide temporaire, comme l’indemnité carburant de 50 euros pour les travailleurs modestes qui parcourent de longues distances, une aide qui pourra alléger les pressions financières liées aux déplacements.
Inquiétudes des syndicats face aux nouvelles mesures
Dans un communiqué, la CGT, principal syndicat dans la fonction publique, a reconnu les nouvelles mesures mais s'alarme d'un possible impact négatif sur l'exercice des missions de l'État. Selon eux, restreindre les déplacements professionnels pourrait nuire gravement à l’efficacité du service public.
« La mise en place de l'indemnité carburant et la possibilité de télétravailler ne peuvent remplacer des solutions concrètes a affirmé le syndicat, qui insiste également sur la nécessité d'améliorer les conditions salariales. »







