Le député du Finistère, Erwan Balanant, annonce un contre-rapport sur l'audiovisuel public face aux critiques croissantes d'un rapport jugé sévère. Ce dernier, publié récemment par Charles-Henri Alloncle, dépeint un paysage audiovisuel en crise, ne répondant plus aux attentes des Français.
Dans un entretien accordé à ici Breizh Izel, Balanant déclare : "Il est crucial d'analyser ces propositions, car certaines semblent inappropriées ou contre-productives. Nous élaborons des solutions qui garantissent un service public diversifié et axé sur les territoires." La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a également dénoncé ce rapport, le qualifiant d'"à charge" et inquiétant pour l'avenir du secteur.
Une critique forte du rapport d'Alloncle
Erwan Balanant ne cache pas son désaccord avec plusieurs points du rapport, affirmant que certains choix suggérés, comme la fusion de chaînes, iraient à l'encontre de l'intérêt public. Selon lui, "la volonté de supprimer France TV info et France 24 est une erreur qui nuira à l'audience, car cela ne tient pas compte de la diversité des publics. Cela montre une ignorance de l'écosystème audiovisuel".
Les enjeux de financement
Le député insiste sur la nécessité de gérer le budget de l'audiovisuel public de manière judicieuse. Le rapport met l'accent sur une réduction des coûts de 1,4 milliard d'euros, mais Balanant estime que des économies doivent être faites sans nuire à la création : "L'audiovisuel public soutient l'économie et la culture, générant d'importants bénéfices pour notre pays". Il souligne que l’objectif doit être non seulement de réduire les dépenses, mais aussi d’assurer la pérennité des créateurs et des productions.
Un retour à la nomination politique des dirigeants ?
Une autre proposition du rapport suscite la controverse : la nomination des dirigeants de France Télévisions par le président de la République, perçue comme un : "retour en arrière" qui mettrait en péril l’indépendance de ces institutions, dans un cadre où l’objectivité est essentielle, comme le mentionne l’expert en médias Jean-Pierre Dubois dans une récente interview.
Pourquoi le numérique doit être au cœur des réflexions
Balanant propose également que le numérique soit au cœur des réflexions sur l'avenir de l'audiovisuel public. "L'émergence des plateformes numériques est un défi que nous devons relever afin de continuer à informer, divertir et promouvoir la culture française", affirme-t-il.
Alors que le débat se multiplie autour de l’avenir de l’audiovisuel public en France, Erwan Balanant s’impose comme un pourfendeur des propositions jugées dangereuses pour l’avenir du service public, déterminé à défendre un modèle qui prône la diversité et l’indépendance.







