Le GL Center, un des principaux centres d’accueil pour personnes migrantes en Île-de-France, a récemment fermé ses portes. Les autorités françaises affirment toutefois qu'elles feront tout pour maintenir le nombre de places d’hébergement disponible dans la région.
Ouvert en 2022 principalement pour accueillir des réfugiés ukrainiens fuyant la guerre, le GL Center, situé à la porte de la Villette à Paris, a également accueilli de nombreux migrants d’autres origines. En tout, ce centre a orienté environ 23 000 personnes vers des solutions d’hébergement pérennes, dont près de 14 000 en Île-de-France. Actuellement, il ne resterait plus que 49 réfugiés ukrainiens sur le site.
La fermeture est justifiée par la préfecture, qui explique que les migrants peuvent désormais déposer une demande d’asile ou bénéficier de nouvelles places d’hébergement, rendant ainsi l’urgence de cette structure obsolète. Cependant, des associations comme Utopia 56 expriment des vives inquiétudes quant à la qualité des hébergements proposés. De nombreux migrants trouvent les solutions alternatives « inadaptées » à leurs besoins spécifiques.
D’ailleurs, bien que 211 personnes aient reçu des propositions d’hébergement, celles-ci n’ont pas toujours trouvé preneurs. Parmi les personnes encore sur place, environ 80 ne sont pas ukrainiennes et attendent une solution adaptée à leur situation. Selon Utopia 56, cette fermeture implique une perte significative de plusieurs centaines de places d’hébergement, sans perspectives claires d’ouverture d’autres structures adéquates.
La préfecture, en réponse à la fermeture, assure qu’un plan d’action sera mis en place pour garantir le maintien des places d'hébergement. Ainsi, 200 places supplémentaires seront créées à Paris, mais aucune date précise n’a été communiquée pour leur mise en service.
La situation soulève des questions essentielles sur la prise en charge des migrants et la nécessité de dispositifs adaptés pour répondre à leurs besoins variés. Alors que les associations s'inquiètent des impacts de cette fermeture, les autorités sont sous pression pour proposer des alternatives viables pour ceux qui en ont besoin.







