Le quartier Saint-Étienne, au cœur de Toulouse, respire à nouveau. La parcelle située entre les numéros 7 et 9 de la rue du Canard, longtemps laissée à l'abandon et transformée en décharge à ciel ouvert, vient d'être nettoyée. Ce nettoyage a été effectué par le propriétaire, qui, jusqu'à présent, avait ignoré les appels à l'aide des riverains.
C'est avec un soulagement palpable que les habitants accueillent cette initiative. "Nous avions perdu tout espoir, mais enfin, les choses avancent," confie Clémentine, commerçante du quartier. Elle insiste sur l'importance de maintenir cet espace propre pour le bien-être de la communauté : "Vivre à proximité d'une décharge n'est agréable pour personne".
Carcasse TV, matelas, transformé en WC public
La situation devenait intenable. Les passants pouvaient apercevoir, à travers les grillages défectueux de cette parcelle privée, un vaste éventail de déchets : carcasses de téléviseurs, matelas, vêtements, jouets et même des restes alimentaires. Tout cela attirait inévitablement des rats, rendent le trottoir impraticable. Pire encore, il a été rapporté que cet espace servait de toilettes publiques, comme l'ont déclaré Magali et Gilbert, gérants d'une brocante voisine. "C'était une honte pour notre quartier !"
La fin d’un cauchemar
Ce désastre trouve son origine dans un imbroglio juridique vieux de dix ans, lié à la vente de la parcelle. Les résidents, préoccupés par l'éventuelle construction d'un bâtiment menaçant, ont longtemps sollicité le propriétaire pour obtenir des clarifications, mais en vain. Malgré plusieurs mises en demeure émises par la mairie de Toulouse, aucune action n'avait été entreprise jusqu'à ce déblocage récent. Laurent Granel, président de l'association des habitants du quartier Saint-Étienne, souligne : "Nous ne savons pas ce qui a motivé cette réaction enfin, mais ce qui compte, c'est le résultat. Notre association s'est battue pour faire entendre notre voix, et nous continuerons de veiller au grain."
Camoufler avec des œuvres ?
Pour célébrer la Fête de la Rue prévue le 30 mai, le collectif des commerçants, dirigé par Guénaël Fassier, envisage d'initier une activité originale : "Nous souhaitons habiller les barrières de la parcelle avec une toile et faire appel à un street artist pour réaliser des graffitis colorés. Un peu comme Palissar't dans le quartier Saint-Aubin, cela créerait un lieu d'expression dans l'espace urbain." Un projet qui pourrait transformer un espace abandonné en un point d'attraction pour les visiteurs, valorisant ainsi cet historique quartier de Toulouse.







