Le maire de Leyment, Lionel Klingler, a pris une décision marquante le 24 mars : interdire l’occupation prolongée des voies publiques. Cette mesure, pensée pour faire face à la frustration des habitants et des commerçants, vise à réguler la présence des collégiens qui se rassemblent souvent autour des arrêts de bus.
Depuis l'adoption de cet arrêté, un cadre stricte a été mis en place pour encadrer la présence sur la voie publique. Selon nos confrères de Le Progrès, le texte stipule que l’occupation prolongée – qu'elle soit debout, assise ou allongée – devient illégale dès lors qu’elle nuit à la circulation ou à la tranquillité publique. Ce dispositif a été transmis aux autorités compétentes, y compris la préfecture et la gendarmerie, et aux parents d’élèves via le logiciel Pronote du collège de la Plaine de l’Ain.
Maud, gérante du Proxi local, exprime son désespoir face à la situation. "C’est devenu un défi au quotidien", souligne-t-elle. Depuis 15 heures, des groupes de collégiens, allant jusqu’à 50, se regroupent devant son magasin en attendant le bus de 17 heures. "Ils consomment, mais laissent des déchets par terre alors qu'il y a des poubelles", déplore-t-elle, ajoutant avoir dû limiter l'entrée à deux élèves à la fois.
Il fallait "taper du poing sur la table"
Ce rassemblement est le résultat d'un sureffectif au sein du collège de la Plaine de l’Ain, qui acceuille 720 élèves pour un effectif initial de 450. Le manque d’espace pour les études et l'absence de transports avant la fin de la journée obligent les jeunes à errer dans les rues.
Tandis qu'Anne Legui-Duquesne, conseillère municipale, rappelle que ce ne sont que des "gamins", le maire estime qu'il était nécessaire de "taper du poing sur la table" pour restaurer l'ordre et le respect dans la commune. Les enjeux de cette situation vont au-delà du simple règlement de la voie publique ; ils touchent à la qualité de vie et à la cohésion sociale de Leyment.







