Lors d'une visite à l'hôpital de Lavelanet, le président Emmanuel Macron a exprimé son désaccord avec ceux qui prônent une approche antagoniste envers l'Algérie, qualifiant ces partisans de 'mabouls'.
'Je m'adresse à ceux qui pensent qu'il faut se fâcher avec l'Algérie', a déclaré Macron, en faisant allusion à un climat politique tendu. Ses mots ont immédiatement suscité des critiques, notamment de Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur et figure de proue de l'opposition.
Macron a également abordé le sujet difficile des praticiens étrangers formés en dehors de l'Union européenne. 'Le système Padhue, c'est encore le chaos', a-t-il déclaré, exprimant son frustration face à la complexité des procédures qui empêchent ces médecins de s'installer convenablement en France, malgré leur rôle clé dans la lutte contre les déserts médicaux.
Il a souligné l'importance de ces professionnels, souvent d'origine algérienne, clamant : 'Ces femmes et ces hommes sont essentiels pour notre pays'. Cette position met en lumière les défis systémiques dans le secteur médical français.
En réponse, Retailleau a critiqué ces commentaires, les qualifiant de 'faux prétexte'. Selon lui, le véritable enjeu se trouve ailleurs : 'Ce ne sont pas les médecins algériens qui posent problème, mais les centaines d'OQTF (Obligations de quitter le territoire français) qui restent.
Il a averti que la politique de compassion vis-à-vis du régime algérien ne pourrait qu'aboutir à des échecs, soulignant que le passé historique ne justifie pas les abus à l'égard de la France.
Statistiquement, au 1er janvier 2025, il y avait 19.154 médecins diplômés hors de l'UE en France, dont une majorité formée en Algérie. Environ 38,8 % de ces médecins viennent d'Algérie. Ce chiffre illustre l'importance de la coopération entre les deux nations dans le domaine médical, mais aussi les tensions sous-jacentes dans les relations bilatérales.







