À partir du 29 avril 2026, le Centre Hospitalier Universitaire de Caen s'apprête à changer la provenance de certains de ses repas. En effet, l'Unité Centrale de Production des repas, située à Colombelles, a été mise en demeure par les autorités sanitaires depuis janvier en raison d'un état dégradé de ses installations, marqué par la présence de moisissures et de souillures. Cette situation prise au sérieux par le CHU se traduira par l'importation de milliers de plats surgelés, et cela par camion, en provenance de la Bretagne.
Une solution provisoire ?
La décision d'importer des plats vise à assurer une continuité des approvisionnements pour les patients, notamment ceux en séjour de courte durée. Toutefois, des voix s'élèvent contre cette stratégie. Allan Bertu, conseiller municipal d'opposition à Caen, a récemment qualifié cette démarche de « hérésie » lors du dernier conseil municipal. Selon lui, faire venir des plats préparés de Bretagne constitue non seulement un non-sens écologique et économique, mais soulève également des inquiétudes sur l'avenir des pratiques de production locales.
Il déclare : « Faire venir des plats préparés de Bretagne vers le CHU de Caen, c'est un non-sens écologique. Nous avons des capacités de production dans notre département pour ce type de repas. De plus, la crainte parmi le personnel est que cette solution temporaire devienne permanente, au détriment de notre propre production. » L'absence de réponses claires de la part de la direction, représentée par Sophie Simonnet, présidente du conseil de surveillance, alimente cette incertitude.
Un groupe de travail réuni prochainement
La fréquence des livraisons de ces plats surgelés reste à préciser. Le CHU a déclaré à ICI Normandie que cette option vise à « élargir la variété des plats proposés et garantir des repas sûrs, y compris pour les régimes spécifiques ». Parallèlement, un groupe de travail sera constitué prochainement pour explorer l'organisation future de la restauration au sein du CHU. Ce groupe inclura des représentants des usagers, des praticiens et des diététiciens, dans le but de construire une offre de restauration à la fois variée et bénéfique pour l'expérience et le confort des patients.







