Le chanteur emblématique Patrick Bruel, déjà sous enquête pour viol, fait face à de nouvelles accusations graves avec l'ouverture de deux enquêtes pour tentative de viol et agression sexuelle, tant en France qu'en Belgique. Depuis la révélation d'une enquête par Mediapart le 18 mars, Bruel maintient avec fermeté son innocence, affirmant n'avoir jamais dépassé les frontières du consentement.
Une première enquête a été engagée par le parquet de Paris suite à la plainte déposée le 12 mars par Daniela Elstner, actuelle directrice générale d’Unifrance. Une seconde enquête a vu le jour en Belgique, ouverte par le parquet de Bruxelles.
Selon les informations publiées par Mediapart, cette affaire française remonte à 1997 et se serait déroulée lors du festival du Film français à Acapulco, au Mexique, alors que la plaignante, assistante dans un organisme promouvant le cinéma français, aurait été agressée. L'affaire belge implique une attachée de presse qui accuse Bruel de l'avoir agressée dans les locaux de la RTBF en 2010, d'après des sources proches du dossier, relayées par l'Agence France-Presse.
L'ancien président du jury du Festival du film britannique de Dinard est également sous le coup d'une enquête pour un viol présumé survenu en 2012, d'après une plainte déposée en septembre 2024 par une femme qui témoigne d'une expérience traumatisante.
« Un besoin de libération »
L'avocate de Daniela Elstner, Jade Dousselin, s'est exprimée auprès de l'AFP, se disant satisfaite de l'ouverture rapide de l'enquête : « Nous souhaitons collaborer pleinement avec la justice pour établir la vérité. Ce n'est pas tant une quête de condamnation, mais un besoin de libérer la parole de celles qui ont vécu des situations similaires. »
Dans ce contexte, l'avocat de Patrick Bruel, Me Christophe Ingrain, a préféré ne pas faire de commentaire sur ces nouvelles accusations. Auparavant, Bruel avait contre-attaqué, qualifiant d'infondées les allégations de violences sexuelles rapportées par plusieurs femmes dans l'enquête de Mediapart, affirmant que l'article crée « un personnage fictif qui n'a jamais existé ».
Le 26 mars, Karine Viseur, une ancienne attachée de presse, a également fait part de son expérience sur RTL, indiquant avoir été agressée par Bruel dans les locaux de la RTBF. Elle avait précédemment déposé plainte, mais l'avait retirée, selon RTL.







