Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé ce lundi 30 mars sur X son souhait de voir convoquer une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU à la suite de plusieurs incidents regrettables touchant le personnel de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).
Il a décrit ces agressions comme "inacceptables et injustifiables," tout particulièrement après la mort tragique de deux Casques bleus indonésiens, tués par une explosion mystérieuse dans le sud du Liban.
"La France présente ses sincères condoléances aux familles des Casques bleus décédés et exprime sa solidarité avec l'Indonésie. Nous appelons à ce que toutes les circonstances entourant ces événements soient éclaircies," a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
Une nécessité de protection accrue pour le personnel onusien
Ce dimanche, la première victime, un Casque bleu indonésien, a été tuée par un tir d'origine indéterminée, dans une région où le Premier ministre israélien a demandé à élargir la "zone tampon" face à la menace du Hezbollah, soutenu par l'Iran. Les autorités de la Finul ont annoncé qu'une enquête était en cours pour identifier l'origine exacte de l'explosion.
Jean-Noël Barrot a exhorté toutes les parties à respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, tout en soulignant l'urgence de garantir la sécurité du personnel onusien conformément aux lois internationales et à la Convention sur la sécurité des Nations Unies.
Il a également salué le professionnalisme et le courage des membres de la Finul qui continuent d'opérer dans un contexte de conflit au Moyen-Orient. Ce drame souligne la fragilité de la paix dans la région et la nécessité de coopération internationale pour protéger ceux qui œuvrent pour la paix.







