La députée écologiste Clémentine Autain a déclaré forfait ce samedi, marquant ainsi l'échec d'une primaire unitaire de la gauche non-mélenchoniste. Cette décision fait suite au choix des militants socialistes d'organiser une primaire fermée, excluant toute intention d'agrandir le nombre de candidatures à gauche pour la présidentielle.
Sur France 2, Autain a commenté : « Le Parti socialiste a mis le clou dans le cercueil de la primaire unitaire ; il n'y aura pas de rassemblement. Est-ce que je vais ajouter une candidature de plus ? Non ! » Elle a qualifié d'« irresponsable » le surplus de candidatures visibles dans le paysage politique de gauche, renforçant l'idée d'un besoin urgent de clarification. Son souhait de rassembler la gauche et les écologistes demeure intact.
Des personnalités comme François Ruffin et Marine Tondelier avaient déjà exprimé des inquiétudes similaires quant à la division actuelle de la gauche. Le vote des socialistes, qui privilégie les militants internes, peut être vu comme un coup dur pour ceux qui espéraient une alternative pluraliste. « La primaire unitaire est enterrée », a d’ailleurs noté Tondelier, soulignant la fracture qui s’opère au sein de la gauche non-mélenchoniste.
Pour Autain, le Parti socialiste semble choisir un chemin plus centriste, délaissant les alliances historiques à gauche. Néanmoins, elle n'exclut pas un soutien potentiel à Jean-Luc Mélenchon si ce dernier réussit à réunir les différentes factions, malgré les tensions qui existent entre eux.
« À l'automne, si Jean-Luc Melenchon est toujours le leader à gauche, sa responsabilité sera de rassembler », a-t-elle déclaré, invitant à dépasser les antagonismes personnels, même si elle admet avoir des désaccords avec lui. Cette situation illustre les défis complexes qui se dressent devant la gauche française, alors qu'elle tente de se relever avant les élections à venir.







