Le 9 juillet, l'Assemblée nationale a adopté plusieurs dispositions du projet de loi intitulé « Ripost », qui vise à renforcer la sécurité au quotidien. Parmi les mesures clés figure la possibilité pour les préfets de suspendre de manière préventive les permis de conduire en cas d'usage répété de stupéfiants, même lorsque cela n'est pas lié à la conduite.
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, défend cette initiative en avançant des statistiques alarmantes : en 2025, 3 515 vies ont été perdues sur les routes, et dans 11 % des cas, les stupéfiants étaient en cause. Cette loi, conçue pour protéger les usagers, est contestée par de nombreux députés de gauche. Roger Vicot (PS), par exemple, souligne qu'il s'agit d'une sanction avant même qu'un délit ne soit commis.
De son côté, Elsa Faucillon (PCF) s'est demandée si un permis devait également être retiré pour un comportement alcoolisé sans conduite. Même au sein du groupe Renaissance, des voix se sont élevées pour questionner cette approche. Guillaume Kasbarian a exprimé un certain scepticisme face à la solution proposée.
Sur un autre aspect, l'Assemblée a également adopté une mesure contre les rodéos urbains, prévoyant une amende forfaitaire de 800 euros pour ce type de délit. Toutefois, un autre article, visant à renforcer les interdictions administratives de stade, a été retiré, suscitant des débats intenses.
Des voix, même à droite, se sont élevées contre les potentiels abus de cette loi jugée trop punitive. Corentin Le Fur (LR) a plaidé pour un équilibre, affirmant qu'il est essentiel de légiférer sans pénaliser les supporters innocents.
Concernant les squats, les députés ont validé un dispositif d'évacuation forcée, élargissant son application aux meublés touristiques et aux locaux commerciaux. Pierre-Yves Cadalen (LFI) a critiqué cette mesure, affirmant qu'il est impératif de se concentrer sur des solutions de logement pour ceux qui sont expulsés.
Le soutien à cette dernière mesure est notamment venu du RN, où Yoann Gillet a soutenu que la priorité doit être donnée aux citoyens respectueux de la loi.
Benjamin Lucas-Lundy, du groupe écologiste, a réagi avec ironie à cette défense, citant les problèmes judiciaires entourant Marine Le Pen.
En fin de soirée, les discussions se poursuivaient autour d'un article qui vise à renforcer les sanctions relatives à l'usage du protoxyde d'azote, une substance de plus en plus préoccupante au sein des débats de santé publique.







