Un impressionnant coup de filet a été réalisé dans la lutte contre la pédocriminalité. Les gendarmes ont interpellé 178 utilisateurs du site de rencontres Coco, soupçonnés de partager et diffuser des contenus pédocriminels. Les personnes arrêtées, âgées de 20 à 60 ans, sont accusées d’atteintes sexuelles sur mineurs. Cette opération a mobilisé pas moins de 762 militaires à travers la France, y compris en Outre-mer.
Les enquêteurs de l’Unité nationale cyber (UNCyber) ont saisi un total de 185.853 photographies et 23.597 vidéos. Les suites judiciaires sont lourdes : sept peines d’emprisonnement ferme, deux avec sursis, 19 mesures de détention provisoire et 22 convocations devant la justice ont été prononcées.
Un repère pour prédateurs
Classé comme un véritable repère pour prédateurs sexuels, le site Coco avait été fermé par la justice en 2024. Cependant, il a fait son retour, modifié sous le nom de Cocoland, comme l'a rapporté 20 Minutes. Le site est également impliqué dans des affaires d'agressions sexuelles et de guet-apens homophobes, exacerbant les préoccupations des défenseurs des droits de l'homme.
Plus de 23.000 procédures judiciaires en lien avec la plateforme avaient été ouvertes entre janvier 2021 et mai 2024, a précisé la procureure de la République Laure Beccuau. Le fondateur, Isaac Steidl, a été inculpé en janvier 2025 à Paris pour, entre autres, complicité de trafic de stupéfiants et diffusion d’images pédopornographiques.







