La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a indiqué mardi que le secteur de l'élevage avait réussi à maintenir la situation "sous contrôle" malgré une "surmortalité notable" d'animaux pendant la canicule. Toutefois, elle a souligné que la France devrait anticiper un besoin accru d'équarissage à l'avenir.
Durant la canicule, l'État a pris en charge 9.127 tonnes d'animaux morts, principalement des volailles, dont deux tiers provenaient de Bretagne. Elle a précisé que la perte liée à la production de volailles était pour le moment limitée à environ 1% de la production nationale annuelle.
"La situation est demeurée sous contrôle, sans aucune rupture durable de la chaîne d'équarrissage et aucun risque sanitaire majeur identifié", a affirmé la ministre.
Elle a aussi été interrogée sur un rapport du Conseil général de l'alimentation (CGAAER) de 2023 qui soulignait les risques pour l'équarrissage, un secteur très concentré, géré par le privé et dont les capacités se sont amenuisées. Annie Genevard a reconnu que certains animaux, notamment des volailles, n'étaient pas facilement équarris en raison de leur état après la canicule.
Actions et prévisions du gouvernement
Pour parer à cette crise, le gouvernement a mis en place des mesures telles que la collecte et le traitement des animaux dans des usines d'équarrissage, ainsi que des options comme le traitement en centres d'incinération. "Nous devons préparer le terrain à une éventuelle augmentation des besoins en équarrissage", a-t-elle noté.
La ministre a assuré que l'État avait été proactif tout au long de la gestion de cette crise. Elle a également annoncé des prêts de trésorerie pour aider les éleveurs à adapter leurs infrastructures, notamment en améliorant la ventilation et le système de brumisation. "L'objectif est d'évaluer les pertes, de suivre les répercussions économiques et de tirer des leçons de cet épisode", a-t-elle conclu.
Pour les éleveurs concernés, les indemnisations rapides et les mesures de soutien sont prioritaires. Cette année, le secteur devait faire face à des défis sans précédent dus à la chaleur, mais la réponse du gouvernement vise à limiter les dégâts à long terme.







