Gabriel Attal, en exclusivité sur le plateau de TF1, a été le premier à réagir à l’annonce de la candidature de Marine Le Pen. Il a exprimé son désarroi face à cette décision, rappelant que la députée du Rassemblement National (RN) a été condamnée à deux reprises à de la prison ferme pour des affaires de détournement de fonds publics. Attal a déclaré : « J’appartiens à une nouvelle génération politique où l’exemplarité et la probité sont primordiales. Ce ne sont pas que des mots pour nous ». Il a également ajouté que se porter candidat dans une telle situation soulève des questions morales, étant donné son passé judiciaire.
Un « nouveau reniement »
De son côté, Édouard Philippe, le candidat d’Horizons, a fait part de ses réflexions lors d'une interview accordée à France 2. Il a noté que le choix de Marine Le Pen de solliciter des voix malgré ses condamnations « lui appartient », mais a sous-entendu que ce geste pourrait susciter des interrogations parmi les électeurs. Il a rappelé que Le Pen avait précédemment manifesté un « mépris » envers ceux ayant des démêlés judiciaires, qualifiant cet acte de « nouveau reniement ».
À droite, Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, a fustigé cette candidature, affirmant que Marine Le Pen « prend la démocratie en otage » en se présentant malgré son passé. Il a affirmé : « Cette situation fragilise les institutions et abîme la confiance des Français envers la politique ». Ce message, relayé par l’AFP, souligne la dénonciation croissante des instances politiques face à la montée des candidatures controversées.







