Les députés écologistes ont récemment lancé une série de propositions visant à préparer la France aux vagues de chaleur intenses. Le 23 juin, ils ont présenté un livret proposant des mesures comme un congé climatique, un "droit à la fraîcheur" dans les logements et une régulation des températures dans les écoles, selon les informations rapportées par Le Parisien.
Inspirée par le modèle espagnol, la proposition de congé climatique stipule qu'un maximum de cinq jours de congé payés pourrait être accordé en cas de conditions climatiques extrêmes. Ce dispositif, adopté en Espagne en novembre 2024, vise à protéger les travailleurs les plus exposés aux conditions climatiques sévères.
"Si les conditions climatiques vous empêchent d'aller au travail"
Les écologistes déclarent que "la création d'un congé climatique de cinq jours permettra à chacun(e) de faire face à une canicule, une inondation, un incendie ou un problème lié au climat, sans perte de salaire". La chef de file des écologistes, Marine Tondelier, a précisé sur LCI que ce congé pourrait également être utilisé si l’école des enfants ferme à cause des conditions climatiques.
Lutter contre les "logements bouilloires"
Les députés souhaitent également s'attaquer aux problèmes de surchauffe dans les habitations, souvent appelées "logements bouilloires". Ils prévoient d'instaurer des règles permettant aux locataires d'exiger des protections solaires extérieures de la part de leurs bailleurs. Un assouplissement des règles en copropriété a déjà été mis en place pour faciliter les travaux nécessaires, comme l'indiquent les sources officielles.
Un "droit à la fraîcheur"
Le projet législatif entend également établir un réel "droit à la fraîcheur". Pendant les périodes de canicule, les occupants pourront demander à leur propriétaire ou bailleur des solutions pour maintenir des températures confortables dans leur logement.
Enfin, le texte vise à instaurer une régulation plus stricte des températures dans les établissements scolaires. Les députés proposent d'interdire les activités lorsque les températures dépassent 30 °C ou descendent en dessous de 16 °C, promouvant ainsi le développement de l'"école dehors" qui favoriserait un contact plus étroit des élèves avec la nature, renforçant la place de la transition écologique dans le système éducatif.







