Selon le quotidien israélien Ha’Aretz, l'armée israélienne, Tsahal, a reçu le feu vert pour élaborer des plans en vue d'un renouvellement des combats à Gaza. Cette décision repose sur des informations révélant que le Hamas aurait restauré une partie de ses infrastructures militaires. Toutefois, cette offensive attend encore l'approbation du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
Les forces israéliennes se positionnent pour une potentielle reprise des opérations “à grande échelle” dans la bande de Gaza. Des responsables militaires avancent que le Hamas a tiré parti des tensions régionaux, notamment les conflits en Iran, pour renforcer ses capacités opérationnelles. Le chef d'état-major israélien, Eyal Zamir, a validé plusieurs plans opérationnels relatifs à une intervention terrestre à Gaza, selon des déclarations de sources militaires rapportées par Ha’Aretz.
Ces projets opérationnels se basent sur des analyses sécuritaires stipulant que le Hamas a réussi à réhabiliter plusieurs de ses infrastructures, y compris des segments de son réseau de tunnels, endommagés durant les précédents conflits. Cela a conduit à des inquiétudes, notamment en ce qui concerne le rétablissement du quartier général du Hamas et de ses mécanismes de commandement, suite à la perte de nombreux dirigeants militaires dans des frappes israéliennes, dont les récents assassinats de Ezzedine Al-Haddad et Mohammed Odeh en mai dernier.
Des zones à risque jusqu'alors écartées
En parallèle, le gouvernement israélien n'a toujours pas défini clairement sa position quant à une nouvelle offensive. Cependant, des militaires haut placés font pression pour que le processus de mise en œuvre des plans d'Eyal Zamir soit accéléré, un mouvement soutenu par le Premier ministre Nétanyahou, comme le souligne Ha’Aretz.
Une reprise de la guerre devrait inciter Tsahal à entrer dans des zones jusqu'ici évitées par crainte de la présence d'otages. Selon les informations, certains quartiers des camps de déplacés de Gaza, ainsi que d'autres zones densément peuplées, pourraient faire partie des cibles stratégiques.
Fin mai, Nétanyahou avait déjà requis que l'armée israélienne étende son emprise sur Gaza, désignant un objectif d'occupation de 70 % de l'enclave palestinienne, contre 53 % à la fin de la guerre précédente. Depuis lors, Tsahal aurait réussi à élargir sa présence au-delà de la “ligne jaune”, maintenant un contrôle accru sur environ 64 % de la bande de Gaza, selon des médias israéliens.







