Dans la nuit du 29 au 30 mai, plusieurs installations pétrolières dans le sud de la Russie ont été la cible d'attaques de drones ukrainiens. Ces frappes ont déclenché d'importants incendies à Taganrog et Armavir, bien que les autorités russes rapportent qu'aucune victime n'a été déplorée.
Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, a confirmé qu'un pétrolier amarré au port de Taganrog a été touché, provoquant un incendie rapidement maîtrisé. "Aucune fuite de fioul n'a été signalée et il n'y a pas de victimes", a-t-il assuré via Telegram. Les forces armées russes ont également intercepté une cinquantaine de drones au-dessus de la région durant la même nuit.
Dans la région voisine de Krasnodar, un dépôt de carburant à Armavir a subi les conséquences d'une attaque similaire, engendrant un incendie sans blessé. Selon les rapports de l'AFP, ces opérations ukrainiennes s'inscrivent dans une stratégie claire visant à perturber l'économie russe, en ciblant des infrastructures critiques qui soutiennent les efforts militaires.
Kiev revendique des frappes sur des infrastructures énergétiques
Les autorités ukrainiennes affirment que ces actions visent à miner les capacités logistiques et financières de l'État russe. Le pétrolier touché à Taganrog fait partie de ce qu'on appelle la "flotte fantôme" russe. Stratégique, Taganrog se trouve à proximité de la frontière ukrainienne et a été le théâtre d'attaques régulières de drones par les forces ukrainiennes ces dernières semaines.
Par ailleurs, dans la région de Belgorod, aux portes de l'Ukraine, certaines sources russes rapportent que des frappes ukrainiennes auraient causé la mort de deux personnes le même jour. Cette intensification des frappes, parfois à des centaines de kilomètres du front, indique une escalade significative du conflit, alimentant les inquiétudes quant à une prolongation de la guerre.







