Les riverains du quartier du Pin à Agen subissent de plein fouet les conséquences d'une agression mortelle survenue le 27 mai. Ce tragique événement, qui a coûté la vie à un homme de 33 ans, a ravivé les inquiétudes au sein de la communauté. Le collectif « Sauvons le quartier du Pin », qui milite depuis des années pour une amélioration des conditions de vie, s’inquiète de cette spirale de violence et demande des actions concrètes pour inverser la tendance.
Magalie Pellicier et Eugénie Peslier, figures emblématiques du collectif, ont toujours soutenu ce quartier, choisissant de rester malgré sa dégradation. « Ce n’est pas simplement un lieu où l’on envoie ceux que l’on ne veut pas voir en centre-ville », expriment-elles, soulignant l’intensification des problèmes d’insécurité, notamment liés à la présence de personnes marginalisées.
Au lendemain du drame, elles ne cachent pas leur colère et leur tristesse. La police, bien qu’elle soit présente, ne semble pas suffire à rassurer les habitants. « Les choses doivent changer », insistent-elles, appelant la mairie à prendre des mesures efficaces.
Un appel à la résilience
La frustration des habitants est palpable. Selon un sondage mené par le collectif, 85 % des personnes interrogées se disent en insécurité. Cette inquiétude n'est pas nouvelle. Les médias rapportent régulièrement la montée de la violence dans le quartier, les dernières agressions étant des échos de longs mois de tensions.
Le maire, Laurent Bruneau, a reconnu la nécessité d'un changement, déclarant que la transformation du Pin est une priorité. Les attentes des parrains du quartier sont claires : « Nous voulons voir des actions concrètes, pas seulement des promesses ».
Vers un renouveau culturel
Malgré un climat d'inquiétude, le collectif continue d'animer la vie de quartier. Un évènement culturel est prévu le 6 juin, symbole d'un espoir de renouveau et de solidarité face à l’adversité.
« Nous ne voulons pas abandonner ce quartier, nous y croyons encore », conclut Magalie, déterminée à voir des jours meilleurs pour le Pin. Une telle révolte citoyenne pourrait bien marquer le début d'une nouvelle ère pour ce quartier de la ville d'Agen.







