Ce mercredi 29 avril, plusieurs figures politiques de gauche ont dénoncé la situation, soulignant que TotalEnergies "profite de la guerre" pour maximiser ses bénéfices. Avec des profits nets astronomiques de 5,8 milliards de dollars (environ 4,96 milliards d'euros), en hausse de 51 % par rapport à l'année précédente, la situation suscite de vives réactions. Patrick Pouyanné, le PDG, s'est vanté de la capacité de l'entreprise à capter les hausses de prix dans un communiqué.
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a ironisé sur les réseaux sociaux, affirmant que le gouvernement "prend les Français pour des imbéciles" en justifiant la situation des prix du carburant. Clémence Guetté, vice-présidente de l'Assemblée nationale, a également exprimé son indignation, déclarant que "Total profite de la guerre pour faire exploser ses bénéfices".
Une taxation des superprofits envisagée
Dans ce contexte, les socialistes vont proposer une loi visant à taxer les "superprofits des profiteurs de crise", notamment ceux du secteur pétrolier qui, selon eux, s'enrichissent aux dépens des Français. Philippe Brun, député, a déclaré à la presse qu'il est essentiel que ces bénéfices soient réinvestis au profit des citoyens, en appelant à une surtaxe de 20 % sur les profits exceptionnels.
François Ruffin, ex-Insoumis, a quant à lui regretté que ces profits ne soient pas utilisés pour l'investissement durable et la transition énergétique, qualifiant la situation de "tout pour les actionnaires". Du côté du Rassemblement National, Thomas Ménagé a noté que s'il est nécessaire de rémunérer les actionnaires, les dividendes ne devraient pas être exorbitants au détriment des Français.
La flambée des prix des hydrocarbures, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient, a relancé le débat sur la taxation des superprofits au niveau européen. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a toutefois déclaré ne pas avoir d'"objection de principe" à cette idée lors d’une récente intervention.







