Un discours prononcé par Laurent Nunez, le 12 mars à la Grande Mosquée de Paris, suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans la sphère politique. Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé contre l'idée d'interdire le port du voile aux mineurs, une position qui a attiré les foudres de Marine Le Pen.
Dans son allocution lors de la 5e édition de l'Iftar des ambassadeurs, le ministre a souligné : « Je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants qu'en portant le voile, elles menacent le vivre ensemble républicain. » Ce commentaire a exacerbé les tensions déjà existantes au sein des partis politiques concernant la question de l'islam.
Aurore Bergé, elle, a plaidé pour l'interdiction du voile, tandis que Nunez prône une approche plus inclusive, soulignant que « la France ne doit pas perdre en chemin ses enfants parce qu'ils se seraient sentis stigmatisés. » Selon lui, des politiques discriminatoires détourneraient l'attention des véritables menaces représentées par l'islam politique.
Marine Le Pen n'a pas tardé à réagir. Sur X, elle a déclaré : « Les propos du ministre de l’Intérieur sont pour le moins inquiétants. » Elle accuse Nunez de s'aligner sur l'extrême gauche et de compromettre les fondements de la laïcité en France. Pour elle, l'absence d'une interdiction du voile pour les jeunes filles fragilise le pacte républicain.
De son côté, Marion Maréchal a également critiqué Nunez, décrivant ses propos comme un « état de soumission » et soulignant la nécessité d'affronter les islamistes qui imposent ce voile. « En revanche, on lui demande de prendre à partie les islamistes qui voilent ces jeunes filles, » a-t-elle ajouté, appelant à un signal clair contre ceux qui entravent la liberté des jeunes filles.
Ce débat sur le port du voile chez les mineures met en lumière une fracture plus profonde au sein de la classe politique française, alors que l'opinion publique semble de plus en plus polarisée sur la question de la laïcité et de la place de l'islam dans la République.
Nunez conclut son discours en insistant sur l'importance d'une vision de l'islam qui soit compatible avec les valeurs républicaines : « Faire croire que l'islam serait incompatible avec la République, c'est tout simplement inaudible. »







