Dans une interview récente sur Sud Radio, Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère, a évoqué des bénéficiaires du RSA en prenant pour exemple un druide, soulignant des abus possibles dans le système d'aide sociale. Cette déclaration a soulevé une vive réaction parmi les druides de la région, qui rappellent que leur pratique n'est pas un métier reconnu.
Maël de Calan a précisé interviewer des bénéficiaires du RSA jugés "surprenants", tout en réaffirmant l'importance de cette aide. En utilisant cet exemple, il a involontairement alimenté le débat autour de l'image du RSA et de ceux qui en bénéficient. La Gorsedd de Bretagne, l'association des druides, a dénoncé ces propos comme étant "populistes" et déconnectés de la réalité.
Réactions des druides et contexte social
Per-Vari Kerloc'h, le grand druide de la Gorsedd, a répondu directement à Maël de Calan : "Être druide n'est pas un métier, mais cela ne devrait pas être une raison pour exclure quelqu'un du RSA. Ces déclarations semblent méconnaître notre histoire et notre place dans la société moderne". Il a également fait remarquer que beaucoup de druides ont des occupations variées et ne vivent pas exclusivement de leur statut religieux.
La CGT a, quant à elle, dénoncé une période de harcèlement moral à l'égard des allocataires du RSA, ajoutant que des poursuites judiciaires étaient engagées. Selon un rapport de France Bleu, 47 témoignages ont été collectés pour étayer ces allégations. Le 15 juin, le président du conseil départemental et d'autres responsables seront convoqués au tribunal de Brest pour répondre de cette situation.
Le débat soulève des questions essentielles : jusqu'à quel point le RSA est-il le reflet d'une société qui soutient ses membres les plus vulnérables, et où se situe la ligne entre soutien et abus ? Au-delà des mots, ces enjeux nous interpellent sur notre vision de la solidarité et de l'inclusion sociale.







