Alors que le soutien à la guerre contre l'Iran demeure important dans l'opinion publique israélienne, une montée des opposants est manifeste. Samedi dernier, plusieurs centaines de manifestants ont été dispersés par les forces de sécurité à Tel-Aviv, lors d'un rassemblement jugé "illégal" par la police, qui a qualifié la dispersion de "violente" et a annoncé de nouvelles mobilisations en préparation.
Des sources de l'AFP indiquent qu'au moins 13 personnes ont été interpellées au cours de l'événement. Les manifestations de plus de 50 personnes sont interdites en période de guerre en Israël.
Dans le nord du pays, une autre manifestation, également considérée "illégale", s'est déroulée à Haïfa avec une centaine de participants, entraînant cinq arrestations.
« Il n’y a pas de fin en vue »
Les slogans brandis par les manifestants à Tel-Aviv traduisaient leurs craintes : "Résistez" et "Arrêtez d’alimenter la machine de guerre". Ces rassemblements ont été organisés par des groupes comme La Paix Maintenant et Standing Together, qui critiquent la stratégie de longue haleine du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.
Yoram, un guide touristique de 52 ans, a partagé ses préoccupations : "Après quatre semaines de guerre, le but demeure flou. Comment en sortir ?" Joanne Levine, résidente depuis 50 ans, a quant à elle critiqué les États-Unis et Netanyahou pour avoir rendu la situation "extrêmement dangereuse".
L’opinion publique plutôt favorable à la guerre
Depuis le 28 février, date à laquelle a débuté la guerre au Moyen-Orient suite à une attaque d'Israël et des États-Unis contre l'Iran, des manifestations sporadiques se sont tenues à Tel-Aviv. Cependant, le soutien général pour l'opération militaire reste majoritaire : le dernier sondage de l'Institut israélien de la démocratie montre une hausse des opposants à la guerre, passant de 4% à 11,5%.
Dans un communiqué, l'organisation Standing Together a affirmé sa détermination à continuer la lutte contre la guerre et le gouvernement, dénonçant de nouveau la "dispersion violente" des manifestations à Tel-Aviv.







