Les rebelles Houthis du Yémen ont revendiqué samedi une seconde attaque contre Israël en l'espace de quelques heures, indiquant leur volonté de s'intégrer dans le conflit au Moyen-Orient, déclenché il y a un mois.
Dans un communiqué diffusé sur X, un porte-parole des Houthis a déclaré que le groupe avait lancé 'des missiles de croisière et des drones' vers 'plusieurs cibles militaires et stratégiques' en Israël.
Cette offensive intervient alors que les Houthis avaient déjà ciblé Israël pour la première fois le 28 février, suite à des frappes américano-israéliennes sur l'Iran. La situation géopolitique est d'autant plus tendue avec le commerce maritime international perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz.
Les précédentes attaques menées par le groupe contre des navires en mer Rouge entre 2023 et 2025, durant le conflit entre Israël et le Hamas à Gaza, laissent présager une aggravation de la situation actuelle. Dans cette conjoncture, l'Iran a également intensifié ses frappes, notamment à Jérusalem où de nouvelles explosions ont été rapportées.
Le port omanais de Salalah a été temporairement évacué après une attaque de drones, entraînant une suspension de ses opérations pour 48 heures, a indiqué l'armateur danois Maersk.
L'armée iranienne a également revendiqué avoir ciblé des installations de systèmes antidrones ukrainiens aux Émirats Arabes Unis, une affirmation rapidement démentie par des sources ukrainiennes. De son côté, Israël a intensifié ses attaques sur des installations industrielles iraniennes à Téhéran, mobilisant jusqu'à '50 avions de chasse', selon des sources militaires.
Des témoins à Téhéran décrivent une intensité de frappes telle qu'elle a semblé faire trembler la ville. "Nous sommes impuissants face à un gouvernement qui sème la mort, et nous ne voulons pas de cette guerre. Nous aspirons juste à une vie normale", a déclaré Elnaz, une habitante de la capitale.
Alors que les efforts diplomatiques se multiplient en vue d'une cessation des hostilités, le spectre d'une intervention militaire américaine se profile, avec l'arrivée du navire amphibie 'Tripoli' de l'US Navy, qui pourrait introduire jusqu'à 3.500 soldats et marins dans la région, selon le Centcom.
Malgré les déclarations rassurantes du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, sur la possibilité d'atteindre les objectifs américains sans une présence militaire au sol, des inquiétudes persistent quant à l'envie de déployer jusqu'à 10.000 militaires dans le Moyen-Orient.
Alors que le conflit perdure, les civils continuent de subir un lourd tribut. Samedi, des frappes israéliennes ont blessé 11 personnes en plein cœur d'Israël, et des informations rapportent au moins 12 morts en Iran suite à des bombardements américano-israéliens.
Des portraits d'enfants tués par les frappes sont exposés sur les murs de Téhéran, et de nombreux bâtiments sont devenus des ruines. La situation s'aggrave également au Liban, où des frappes israéliennes ont tué trois journalistes durant un assaut sur un véhicule, en réponse aux attaques du Hezbollah.
Dès le début de mars, les sources officielles estiment le nombre de morts en Israël à environ 1.000, avec un million de personnes déplacées au sein du pays, un chiffre qui continue de grimper à mesure que les tensions s'intensifient.







