La situation au Liban est marquée par une profonde inquiétude depuis que le Hezbollah a intensifié son implication avec l'Iran dans le conflit contre Israël et les États-Unis. Rima Abdul Malak, ancienne ministre française de la Culture et actuelle directrice du groupe de presse libanais L'Orient-Le Jour, décrit cette période comme un véritable « cauchemar ».
« On vit un cauchemar, on n'a pas pu dormir la nuit dernière et on ne sait pas si on va pouvoir dormir cette nuit, parce que les frappes sont en train de reprendre », a-t-elle déclaré lors d'une intervention sur Franceinfo, illustrant ainsi la peur omniprésente au sein de la population libanaise.
Les experts s'accordent à dire que cette escalade de la violence represente un nouveau tournant dans le paysage géopolitique de la région. Selon un analyste de l’Institut français des relations internationales (IFRI), « les tensions entre le Hezbollah et Israël pourraient avoir des répercussions bien au-delà des frontières libanaises ». Les répercussions de ces frappes ne se limitent pas aux effets immédiats sur la population, mais pourraient également activer des alliances et des rivalités historiques.
Pour les Libanais, la peur est palpable ; beaucoup craignent une répétition des conflits passés, comme celui de 2006. Rima Abdul Malak exprime l'inquiétude d'une population déjà marquée par des décennies d'instabilité. Le sentiment général est celui d'une « panique » face à une situation perçue comme ingérable. « Les gens ont besoin d'une éclaircie, mais pour le moment, ils ne voient aucun horizon », souligne-t-elle.
Alors que la communauté internationale observe avec attention, le Liban se retrouve à nouveau en première ligne, et le discours des leaders politiques à l'échelle locale et internationale sera crucial pour déterminer la suite des événements dans cette région déjà instable.







