Malgré un protocole d'accord fraîchement signé, les tensions entre les États-Unis et l'Iran ont ressurgi ces derniers jours. Dimanche 28 juin, les deux parties ont annoncé une pause dans leurs attaques, permettant ainsi une navigation "libre" dans le détroit d'Ormuz.
Un responsable américain a précisé que les discussions techniques sur le protocole d'accord se poursuivraient. "Pour le moment, les agressions cesseront et le passage maritime sera assuré", a-t-il communiqué à l'AFP. Cela intervient après une période de tensions qui a suivi la signature de l'accord le 17 juin.
Malgré cela, les deux camps s'accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu. Les médias américains ont rapporté des rumeurs concernant une rencontre prévue entre représentants iraniens et américains mardi au Qatar, sans confirmation officielle.
Un unique couloir de navigation au détroit d'Ormuz
Le détroit, crucial pour le transport mondial de pétrole, a vu sa circulation restreinte en raison des tensions militaires récentes provoquées par les frappes israéliennes. Néanmoins, la semaine dernière, le trafic maritime a pu être rétabli.
Actuellement, Téhéran ne permet qu'un seul couloir de passage maritime le long de ses côtes, menaçant de réagir en cas de violations. "Aucune autre nation ne peut prétendre gérer ce détroit", a insisté le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, tout en avertissant que toute ingérence rendrait la situation encore plus volatile.
La situation est compliquée par l'annonce récente d'Oman, qui a ouvert une voie de navigation alternative pour aider les marchandises et les marins bloqués. Cette initiative, présentée comme une collaboration avec l'ONU, a été mal reçue à Téhéran, alors que des attaques contre plusieurs navires résonnent toujours.
Frappes israéliennes au Liban : la situation s'envenime
Au Liban, où l'Iran avait souhaiter inclure des clauses dans son accord avec les États-Unis, les frappes israéliennes se poursuivent, malgré une intention affichée de paix. Les frappes israéliennes et les contre-attaques iraniennes à l'aide de drones ou de missiles dans la région continuent de susciter des inquiétudes.
Les répercussions de ces tensions au niveau mondial sont considérables, avec presque 20% des hydrocarbures transitant par Ormuz. Bien que l'Iran et Oman clament leur souveraineté sur le détroit, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer stipule le droit aux navigations ininterrompues dans ce passage stratégique.







