Le vice-président américain JD Vance a récemment évoqué des mesures pour garantir que les avoirs iraniens ne servent pas à financer des activités terroristes. Cette déclaration fait écho aux préoccupations persistantes concernant le contrôle des deniers iraniens, mais le gouverneur de la Banque Centrale de la République Islamique d'Iran, Abdolnaser Hemmati, a rapidement contredit les insinuations de Donald Trump.
Dans une allocution vidéo, Hemmati a précisé que les 12 milliards de dollars récemment débloqués serviront à acquérir des « biens de première nécessité et des médicaments ». Il a toutefois souligné qu'« il n'y a aucune obligation d'acheter aux États-Unis ».
Trump avait déclaré que l'argent débloqué serait sous contrôle américain et utilisé exclusivement pour des achats en provenance des États-Unis. Hemmati a rejeté cette affirmation, rappelant que « aucune exigence de ce type » ne figure dans l'accord signé entre les deux nations la semaine précédente.
« Nous n'excluons pas d'acheter aux États-Unis, mais cela dépendra de la qualité et du prix des produits essentiels comme le maïs et le blé », a ajouté le banquier central. Malgré les tensions, l'Iran semble prêt à explorer des options de commerce, tout en restant vigilant quant aux implications de l'accord.
En effet, JD Vance a suggéré qu'un mécanisme de contrôle pourrait être mis en place pour surveiller l'utilisation des avoirs iraniens, insinuant des conditions, notamment pour des contrats agricoles avec les États-Unis.
Concernant la levée des sanctions sur les exportations iraniennes de pétrole, une déclaration a été faite sur la possibilité de livrer ces produits via n'importe quel port et de recevoir des paiements sur des comptes désignés par l'Iran. Les négociations en cours signent un tournant, non seulement pour l’économie iranienne, mais aussi pour la dynamique géopolitique dans la région.
Les critiques à l’encontre de Trump se multiplient quant à l'initiative de signer un protocole d'accord avec Téhéran, avant même qu'un accord sur le nucléaire iranien soit conclu.







