À la suite de l'accord récent entre les États-Unis et l'Iran, Paris, avec le soutien de Londres, se déclare prête à faciliter la réouverture du détroit d'Ormuz. Bien que les marchés aient réagi avec optimisme, un rétablissement du trafic maritime complet pourrait prendre du temps.
Lors du sommet du G7 à Évian, Emmanuel Macron a déclaré que la force maritime internationale, dirigée par la France et le Royaume-Uni, était prête à intervenir pour assurer la libre circulation dans cette voie maritime stratégique. Ce développement fait suite à un protocole d'accord visant à réduire les tensions dans la région.
« Les moyens sont en place et prêts à être engagés », a affirmé le président sur X, soulignant l'importance d'une « réouverture urgente et inconditionnelle du détroit d'Ormuz ». Le porte-avions Charles-de-Gaulle est stationné depuis la mi-mai au large de la péninsule Arabique. Macron a ajouté : « La reprise du trafic maritime, sans restriction ni péage, est une condition indispensable à la stabilité régionale et à l'économie mondiale ».
L'annonce de l'accord a eu un impact immédiat sur les marchés, avec une chute des prix du pétrole d'environ 5 %, bien que ceux-ci demeurent nettement au-dessus des niveaux d'avant-guerre. Cette situation est d'autant plus préoccupante depuis la fermeture du détroit, en raison du conflit, qui avait entraîné une augmentation significative des prix de l'énergie.
Cependant, la réouverture ne se fera pas dans l'immédiat. La France et le Royaume-Uni, en coopération avec d'autres nations, ont proposé un plan de déminage et de sécurisation pour la région, qui sera discuté au G7.
« J'autorise la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et la levée immédiate du blocus naval américain. Que le pétrole coule à flots ! », a s'est réjoui Donald Trump. Toutefois, selon l'Agence américaine de l'énergie (EIA), il faudra probablement plusieurs mois pour retrouver le niveau de trafic maritime d'avant le conflit.







