Me Mourad Battikh, l'avocat représentant Maëva et Prescyllia, deux victimes potentielles de violences sexuelles, a formellement demandé la réouverture des deux procédures concernant Joël Barella. Cette demande a été rapportée par BFMTV ce lundi 15 juin.
Dans un communiqué, Me Battikh a souligné les similitudes troublantes entre les récits des deux femmes, malgré le délai séparant leurs témoignages. Il estime qu'il est impératif que la justice leur accorde une réflexion approfondie : "Deux enfants. Le même homme mis en cause. Le même cadre familial. Des récits qui s'éclairent l'un l'autre à travers les années. Pourtant, deux fois, la justice a mis un terme à l'affaire".
Les deux jeunes femmes, qui ont cherché justice pendant plus de dix ans, ressentent un profond sentiment d'invisibilité et d'incrédulité à l'égard de leurs expériences. "Il est temps que leurs voix soient réellement entendues", a ajouté leur avocat, appelant à la réouverture des enquêtes pour que leurs récits puissent être pris en compte considérablement.
Joël Barella, père de Jérôme Barella, un suspect dans l'affaire de la mort de Lyhanna, est accusé de viols et d'agressions sexuelles. Il maintient son innocence face à ces accusations.
Actuellement, l'enquête relative à la plainte de Maëva a été rouverte, mais celle de sa demi-sœur Prescyllia demeure classée, et comme le stipule le droit français, seule une nouvelle preuve pourrait permettre de la réexaminer. Une source judiciaire a précisé cette condition.
Une concordance des témoignages comme élément essentiel
Me Battikh soutient que la correspondance des témoignages pourrait suffire à rouvrir officiellement le dossier de Prescyllia. Dans son communiqué, il déclare : "Cette concordance pourrait représenter une charge nouvelle pour le ministère public afin de raviver l'enquête".
Les plaintes de Maëva et Prescyllia ont été déposées avec cinq années d'intervalle. La première a été inscrite le 19 février 2013 par Prescyllia, alors âgée de 13 ans, dénonçant des agressions sexuelles par le compagnon de sa grand-mère. Un non-lieu a été prononcé en 2021, fermant ainsi tout recours judiciaire contre Joël Barella.
Plus tard, en 2018, Maëva, alors âgée de 12 ans, a également déposé plainte pour des attouchements. Cependant, l'affaire a été classée par le parquet de Béziers en 2020 sans suite.







