Dimanche 17 mai, un ressortissant américain a été confirmé positif à Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et doit être transféré en Allemagne pour un traitement approprié. En réaction, les États-Unis ont décidé de renforcer les contrôles sanitaires aux aéroports.
Ce lundi, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’agence sanitaire phare des États-Unis, ont annoncé que des mesures seraient mises en place pour protéger la population après que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classé l’épidémie d’Ebola en RDC comme une urgence sanitaire mondiale. Cette déclaration fait suite à la situation alarmante sur place, où la souche du virus Ebola n’a pas encore de vaccin ni de traitement spécifique, selon un rapport de France 24.
Dans le cadre de ces nouvelles mesures, le gouvernement américain imposera des contrôles sanitaires aux passagers voyageant en provenance de zones touchées par le virus, y compris la RDC. De plus, l’attribution de visas sera temporairement restreinte pour les étrangers ayant séjourné dans ces régions. Le cas américain à l'origine de ces décisions a été confirmé comme ayant contracté le virus lors de ses activités professionnelles en RDC, selon les CDC.
Un risque "faible" pour la population américaine
Les symptômes chez le patient américain ont été détectés ce week-end et le test de dépistage s’est révélé positif tard dimanche. Satish Pillai, responsable de la gestion d’Ebola au sein des CDC, a déclaré que le transfert vers l’Allemagne est actuellement en cours. "À l'heure actuelle, nous jugeons le risque pour la population américaine comme faible", a-t-il précisé. Les CDC soulignent leur vigilance et leur capacité à adapter les mesures de santé publique en fonction de l’évolution de la situation.
En plus des contrôles dans les aéroports, des restrictions d'entrée seront appliquées pour les ressortissants étrangers ayant récemment voyagé en Ouganda, en RDC ou au Soudan du Sud. L'ambassade des États-Unis à Kampala a par ailleurs suspendu temporairement tous ses services de visas et a informé les demandeurs concernés, révélant ainsi l'étendue des mesures préventives mises en place.







