En cette période cruciale des primaires aux États-Unis, Donald Trump conduit une attaque ciblée contre certains élus républicains. Son but ? Châtier ceux qu'il perçoit comme des traîtres à sa cause.
À moins de six mois des élections de mi-mandat cruciales pour son second mandat, Trump fait face à des sondages alarmants, exacerbés par une guerre impopulaire avec l'Iran et des critiques persistent concernant l'économie.
Selon une récente enquête du New York Times, sa cote de popularité atteint un niveau historiquement bas depuis son retour à la Maison Blanche.
Néanmoins, Trump s'efforce de démontrer qu'il reste le maître incontesté du Parti républicain, refusant d'accepter la moindre infidélité.
Son attention est particulièrement rivée sur le Kentucky, où il s'oppose à Thomas Massie, un député conservateur qui n'hésite pas à se démarquer de la ligne officielle. Le président a qualifié Massie de "parlementaire de bas étage" et a appelé à son éviction rapide sur sa plateforme Truth Social.
Massie, qui se veut fidèle à ses convictions plutôt qu'à un individu en particulier, a été co-auteur d'une loi forçant la divulgation de documents liés à l'affaire Epstein et a récemment proposé une résolution pour mettre fin à la guerre contre l'Iran.
Cette perception de défiance est inacceptable pour Trump, qui déploie tous ses efforts pour influencer cette primaire. Il a même envoyé son ministre de la Défense, Pete Hegseth, pour soutenir l'opposant de Massie, en un geste peu courant dans le paysage politique américain.
Jamais moins de 30 millions de dollars n'ont été investis dans une campagne de primaire, cet événement marquant un record historique aux États-Unis. Massie a dénoncé l'influence de milliardaires étrangers qui tentent d'influencer les élections au Kentucky, tout en pointant les actions d'organisations pro-Israël comme l'AIPAC, qui ont également contribué financièrement à sa rivalité.
"Je suis en tête dans les sondages, et ils sont désespérés", a déclaré Massie sur ABC News, bien que le résultat reste incertain dans un Parti républicain qui s'interroge déjà sur un avenir post-Trump, tout en restant sous son autorité.
Les résultats des récents scrutins montrent que l'influence de Trump et sa capacité à rassembler ses partisans "MAGA" sont toujours bien présentes. Dans l'État conservateur de l'Indiana, il a réussi à faire perdre plusieurs élus républicains qui avaient défié ses demandes de redécoupage électoral.
En Louisiane, Bill Cassidy, un sénateur sortant, a appris à ses dépens qu'une opposition à Trump peut avoir de lourdes conséquences. Après avoir voté pour la destitution de Trump en 2021, il a fait face à une campagne acharnée, ne réussissant même pas à se qualifier pour le second tour des primaires.
Lindsay Graham, sénateur républicain, résume la leçon à retenir : "Ceux qui tentent de saper Trump politiquement échouent. Vous pouvez avoir des désaccords, mais essayer de le détruire, c'est risqué, car cela reste le parti de Donald Trump."







