La prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, a quitté l’hôpital de Téhéran pour rentrer chez elle, a annoncé sa fondation le lundi 18 mai 2026. Cette dernière a exprimé des inquiétudes concernant les conséquences que pourrait avoir une réincarcération sur sa santé.
Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix 2023, a quitté l’hôpital et regagné son domicile, selon un communiqué de sa fondation publié lundi 18 mai 2026. La militante a quitté le « service de soins intensifs » de l’hôpital Pars de Téhéran, comme l’a précisé la Fondation Narges.
L’Iranienne, âgée de 54 ans, a vu son état de santé se détériorer fortement depuis son arrestation en décembre. Elle avait été libérée sous caution le 10 mai et a été hospitalisée à Téhéran pour des soins par son équipe médicale personnelle, qui a confirmé que sa santé était « directement liée à une pression psychologique sévère et prolongée, à une anxiété chronique et à un stress intense ».
« Elle ne doit plus jamais être réincarcérée »
« Elle doit se reposer et continuer à être suivie médicalement, ce qui nécessite qu’elle reste en dehors de la prison », a déclaré sa fille Kiana Rahmani, coprésidente de la fondation, dans le communiqué. Toutes les charges contre elle doivent être abandonnées et elle ne doit plus jamais être réincarcérée. »
« Après plus de dix ans d’emprisonnement, son corps n’a plus la capacité physique de supporter la moindre tension supplémentaire ni d’endurer de nouvelles conditions de stress », a insisté sa fondation. Narges Mohammadi a « besoin de repos et de soins appropriés dans un environnement serein, complètement exempt de facteurs de stress externes ».
Six ans de prison
Au cours des 25 dernières années, cette militante a été arrêtée à plusieurs reprises en raison de son engagement contre la peine de mort et les règles vestimentaires strictes imposées aux femmes iraniennes. Elle a été arrêtée le 12 décembre 2025 à Mashhad après avoir critiqué les autorités religieuses iraniennes lors d’une cérémonie funéraire.
Elle a été condamnée en février à six ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, ajoutés à un an et demi d’emprisonnement pour propagande contre le régime islamique. Elle a été incarcérée à la prison de Zanjan avant d’être transférée début mai à un hôpital suite à une crise cardiaque, d’après des sources médiatiques. Le traitement de Mohammadi et les appels internationaux pour sa libération soulèvent des discussions sur la santé mentale des prisonniers politiques en Iran et la nécessité de réformer le système judiciaire du pays.







