Le MV Hondius a fait escale à Rotterdam, aux Pays-Bas, ce lundi 18 mai 2023. Vingt-cinq membres d’équipage et deux professionnels de la santé doivent débarquer du navire de croisière d’où est parti un foyer d’hantavirus. Alors qu’un nouveau cas a été enregistré au Canada, les investigations pour identifier l'origine de cette contagion commencent à Ushuaia, en Argentine.
Après un parcours difficile depuis le Cap-Vert et l'archipel des Canaries, le MV Hondius a atteint le port de Rotterdam. « Le risque pour la santé publique a été réévalué, et il reste faible », a rassuré l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué diffusé le dimanche 17 mai.
Un nouveau cas d’hantavirus a été confirmé par les autorités canadiennes. La personne concernée a été hospitalisée en Colombie-Britannique jeudi, tandis que son conjoint a été testé négatif. Tous deux ont été des passagers du MV Hondius.
27 personnes toujours à bord
Le navire, qui a suscité une inquiétude mondiale début mai, a accosté à Rotterdam avec encore vingt-cinq membres d’équipage et deux médecins à son bord. Ces derniers doivent être débarqués dans la journée.
« D’autres cas peuvent encore apparaître parmi ceux exposés, mais le risque de transmission ultérieure devrait être devenu limité après l'évacuation et l'instauration des mesures de contrôle », a expliqué l’OMS, juste avant l'ouverture de son Assemblée annuelle.
Avant de signaler le cas canadien, sept infections et trois décès avaient été rapportés dans le monde. « Le risque global pour la population au Canada demeure faible », a confirmé l’agence de santé publique du Canada, notant qu’« aucun autre cas n'a été signalé jusqu'ici ».
Traque de rongeurs en Terre de Feu
À Ushuaia, les scientifiques sont en mission pour capturer des rongeurs porteurs potentiels de l’hantavirus, une hypothèse mise en doute par les autorités locales argentine. Le « cas zéro », un passager néerlandais, avait passé 48 heures à Ushuaia avant de monter à bord.
Les autorités de Terre de Feu insistent sur le fait qu'elles n'ont enregistré aucune case d'hantavirus depuis 30 ans. D’après des sources non confirmées, le « cas zéro » aurait visité une décharge locale, ce qui pourrait poser des questions sur des contacts avec des rats.
Certains experts avancent l'idée que le couple néerlandais a pu contracter le virus ailleurs, durant leurs quatre mois de voyage en Argentine, Chili et Uruguay, des régions où l'hantavirus est présent avant de rejoindre la croisière.







