Keir Starmer, Premier ministre britannique, se retrouve entouré de menaces venant de sa gauche et de sa droite, alors que des personnalités de son propre parti s'apprêtent à se positionner pour sa succession. Son ministre de la Santé, Wes Streeting, pourrait être prêt à se lancer dans la course, tandis qu'Angela Rayner, son ancienne numéro deux, profite de l'occasion pour faire entendre ses ambitions.
Les tensions s'intensifient au sein du Labour, surtout après les récentes élections locales qui ont laissé le parti avec des résultats alarmants. En effet, depuis quelques jours, Starmer a lutté pour maintenir son autorité après que quatre secrétaires d'État aient démissionné, poussant 86 députés à demander avec insistance sa démission.
Des sources proches de Starmer annoncent que Wes Streeting, ayant une réputation bien ancrée à droite du parti, envisage de quitter le gouvernement pour se porter candidat à la direction. Angle Rayner, quant à elle, est récemment revenue sur le devant de la scène après avoir été blanchie de toute accusation d'irrégularité fiscale. Rappelons qu'elle avait démissionné en septembre dernier suite à des accusations liées à une sous-évaluation de son impôt sur le revenu.
« J'ai été claire sur le fait que je n'allais pas défier le Premier ministre », a-t-elle déclaré au The Guardian, tout en pressant Starmer de réfléchir à son avenir. « Ce que nous faisons ne fonctionne pas, et il faut que cela change », a-t-elle ajouté, faisant écho à un sentiment croissant au sein du parti de la nécessité d'un changement de leadership.
Pour se porter candidat, chaque membre doit recueillir le soutien de 81 députés travaillistes, soit 20% du groupe parlementaire. Si Streeting est bien reçu à droite, il divise à gauche, où Rayner et le maire de Manchester, Andy Burnham, bénéficient d'un soutien significatif. Cependant, Burnham doit d'abord remporter une législative partielle pour espérer participer au vote interne pour la direction.
D'autres noms émergent également, comme celui d'Al Carns, ancien officier de la marine, qui serait prêt à entrer dans la compétition si un candidat se manifeste. Pendant ce temps, Starmer a réaffirmé son engagement à rester au pouvoir lors d'un débat à la chambre des Communes, appelant ses ministres à éviter d'ajouter au chaos au sein du parti.
Alors que les rivalités au sein du Labour se précisent, l'avenir politique de Keir Starmer reste incertain, et les membres du parti attendent avec impatience de voir comment cette situation évoluera.







