D'après les rapports des médias britanniques, Keir Starmer rencontrera le ministre de la Santé Wes Streeting, perçu comme l'un de ses principaux concurrents, dans un contexte tendu avant le discours royal du roi Charles III qui se tiendra à Westminster.
Alors que le gouvernement du Premier ministre britannique Keir Starmer s'apprête à dévoiler ses priorités législatives lors du traditionnel discours du trône, prononcé par le roi, le climat politique est particulièrement tumultueux.
Le discours, qui monumentalise l'ouverture d'une nouvelle session parlementaire, présente les projets de lois que le gouvernement souhaite voir adoptés dans l'année. Cependant, il survient après une série de jours chaotiques pour Starmer, qui fait face à des appels à la démission émanant de 86 députés de son propre camp, suite à des résultats électoraux décevants.
En effet, la semaine dernière a été marquée par des coups durs pour le Parti travailliste, avec la démission de quatre secrétaires d'État. Malgré cette adversité, Starmer a affirmé son intention de continuer à diriger, soutenu par 109 députés qui estiment qu'il est crucial de préserver l'unité du parti dans ces moments difficiles. Comme le rapporte la BBC, il a déclaré qu'il était essentiel de "continuer à gouverner dans un pays qui fait face à des défis historiques, d'une volatilité accrue sur la scène mondiale, notamment avec les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, affects notre niveau de vie".
Traditions séculaires
Le roi Charles III participera à cet événement aux rituels variés — avec arrivée en carrosse et tenues d'apparat — pour la troisième fois depuis son accession au trône en 2022. Conformément à son rôle, il doit se maintenir en position de neutralité politique, récitant le discours sur un trône doré dans la Chambre des Lords, accompagé par son épouse Camilla.
Vendredi, il présentera plus de 35 projets de loi qui couvrent des thèmes variés comme la nationalisation de British Steel, les énergies renouvelables, et le contrôle de l'immigration, notamment avec des initiatives visant à restreindre l'application de la Convention européenne des droits de l'homme pour faciliter les expulsions, déjà évoquées par la ministre de l'Intérieur.
Le discours est également l'occasion d'annoncer des mesures visant à interdire les Gardiens de la révolution iraniens, après des attaques inquiétantes contre la communauté juive. Il est à noter que les protocoles de sécurité énoncent que des gardes royaux inspectent les lieux à la recherche d'explosifs, un héritage historique de la tentative d'attentat en 1605.







