Dans le cadre du conflit ukrainien, Bruxelles a mis en avant, ce mardi, les vulnérabilités du Kremlin. À cette occasion, Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, a souligné que ces éléments pourraient être utilisés à bon escient durant les futures négociations pour la paix. Cette déclaration intervient alors que le président russe a évoqué, le week-end dernier, une possible fin de conflit, laissant entendre qu'il n'est pas aussi fort qu'il le prétend. Lors d'une réunion des ministres de la Défense des États membres de l'UE, elle a indiqué : "Cette affirmation suggère clairement qu'il n'est pas en position de force. Il y a donc une fenêtre d'opportunité pour mettre un terme à cette guerre.”
Kaja Kallas, une ligne ferme face à la Russie
Ancienne Première ministre de l'Estonie, Kaja Kallas est connue pour son approche résolue envers la Russie. Elle avait déjà fait remarquer, lundi, que les récents développements sur le terrain semblent bénéficier à l'Ukraine, face à une dynamique de guerre qui s'est transformée en faveur de Kiev. Les pertes massives subies par les troupes russes, couplées à des frappes ukrainiennes de plus en plus puissantes sur les infrastructures pétrolières russes, confirment cette tendance.
Le Kremlin a, pour sa part, qualifié d'inopportunes les discussions sur les modalités concrètes d'un éventuel processus de paix, en réponse aux déclarations de Vladimir Poutine. En effet, la Russie a également informé qu'elle avait repris ses offensives après une trêve de trois jours, marquée par des accusations mutuelles de violations de part et d'autre.
Ainsi, les négociations entre Moscou et Kiev, qui étaient sous médiation américaine, font actuellement une pause prolongée, exacerbée par la guerre qui sévit au Moyen-Orient depuis la fin février. Le nom de Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand, a également été évoqué par Poutine, qui a suggéré son rôle potentiel de médiateur, mais Kaja Kallas et d'autres responsables européens ont balayé cette option.
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