« C’est une défaite pour Viktor Orban, mais aussi pour ses alliés de l'internationale réactionnaire, dont Vladimir Poutine, qui perd ainsi son appui au sein de l'Union européenne », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, lors d'une interview sur RFI.
Cette déclaration fait suite à la défaite électorale de Viktor Orban en Hongrie, qui a ouvert la voie à l'émergence de Péter Magyar. Barrot appelle ce dernier à lever le veto hongrois qui entrave l'aide à l'Ukraine, soulignant l'importance d'une position forte pour l'UE face à l'agression russe.
« Ce que nous attendons de lui, c’est de restaurer l'État de droit que Viktor Orban avait dégradé et de promouvoir une intégration plus forte de la Hongrie dans l'Europe », a déclaré Barrot.
Une entrave levée pour l’Ukraine
Soulignant l’impact de la politique d'Orban sur le soutien à l'Ukraine, le ministre a précisé : « La politique d'Orban était un obstacle à notre soutien accru pour l'Ukraine. Cette entrave, nous espérons, sera bientôt levée ». Cette observation fait écho à la frustration croissante au sein de l'UE face aux blocages récurrents d'Orban concernant l'aide à l'Ukraine.
Depuis son retour au pouvoir en 2010, Orban a multiplié les tensions avec Bruxelles, notamment en raison de ses relations amicales avec Moscou et ses réticences à adopter une politique de solidarité envers l'Ukraine. Alors que la situation géopolitique demeure complexe, l'élection de Magyar pourrait initier un changement significatif dans les relations entre la Hongrie et le reste de l'Europe.
Les récentes révélations sur les conversations entre le ministre hongrois sortant des Affaires étrangères, Péter Szijjarto, et son homologue russe, Serguei Lavrov, mettent également en lumière les liens étroits entre Budapest et Moscou. Ces échanges, qui ont eu lieu lors de réunions à Bruxelles, témoignent de l'influence exercée par la Russie sur la Hongrie, que l'UE espère désormais atténuer avec ce changement de leadership.







