Xavier Lagrave, ancien maire d'Aire-sur-l'Adour, et sa femme, Chrystèle Pla, directrice générale des services municipaux, vont devoir se présenter à nouveau devant la justice. Le parquet a décidé de faire appel de leur relaxe, prononcée le 23 juin 2026, après une enquête qui n'a pas pu définitivement corroborer les accusations de harcèlement moral portées par plusieurs agents municipaux.
Lors du procès initial, la décision des juges basés à Mont-de-Marsan a été fondée sur l'absence de preuves suffisantes et la prescription des faits pour quatre des plaignants. Cependant, comme l'a indiqué la procureure Alexa Dubourg, "l'enquête a permis de rassembler suffisamment d'éléments" pour justifier un appel.
Les accusations, qui s'étendent de 2014 à 2025, concernent des agissements présumés à l'encontre de huit employés de la mairie. Le parquet avait requis des peines de prison avec sursis, à savoir douze mois pour Lagrave et huit mois pour sa femme, en cas de condamnation. De nombreux observateurs, y compris des experts juridiques, estiment que cet appel pourrait ouvrir la voie à un nouveau procès médiatique qui remettrait en question la gestion des ressources humaines au sein des municipalités, un sujet particulièrement sensible dans le contexte actuel.
Pour l’instant, la situation reste délicate pour Lagrave, qui a déjà exprimé son mécontentement face à ces accusations. "Je dis les choses, mais je ne suis ni menaçant ni injurieux," a-t-il déclaré lors de la première audience.
Le retour devant les juges prévu dans les mois à venir sera scruté de près, tant par les médias que par la communauté locale, qui reste divisée sur cette affaire.







