Samedi 4 juillet, Carcassonne a vibré au rythme d'une marée humaine en hommage à Louis, un adolescent de 17 ans, victime d'une agression mortelle le 19 juin dernier à Narbonne. L'événement a attiré plusieurs centaines de personnes, unies pour faire vivre la mémoire du jeune homme, dont la vie a été tragiquement interrompue lors d'un guet-apens.
Réunis derrière une banderole arborant les mots «Louis, on t'aime», environ 500 participants ont traversé le coeur du centre-ville de la préfecture audoise. Beaucoup d'entre eux portaient des t-shirts à l’effigie de Louis, fournis par sa famille, symbolisant la solidarité et l'amour qui l'entouraient.
«Louis était un jeune homme exemplaire, rempli de douceur», a partagé son père, Nicolas Hervé, visiblement ému, lors d'une allocution touchante. Il a appelé les participants à «préserver la mémoire de son fils». Bien que le début de la marche ait été empreint de recueillement, la foule a ensuite exprimé sa colère en scandant des slogans comme «Justice pour Louis» et «Ni oubli, ni pardon».
Un autre hommage, plus controversé, avait eu lieu à Narbonne le week-end précédent, où environ 1 000 personnes, incluant des militants identitaires, avaient exprimé des slogans tels que «Racaille partout, justice nulle part». Une prochaine marche est prévue dimanche 5 juillet à Narbonne à l'initiative de la famille maternelle de Louis, qui a décidé de ne pas participer à la première marche pour éviter toute récupération politique.
Louis avait été agressé sur le site d'un chantier à Narbonne. Les images de cette agression, filmées par ses agresseurs, ont profondément choqué la France. Malgré des efforts pour le sauver, il a succombé à ses blessures le 23 juin. Cinq jeunes, dont trois mineurs, sont actuellement en détention provisoire, accusés de tentative d'assassinat.
La mort de Louis a engendré une vive réaction dans le monde politique, notamment à l'extrême droite. Marine Le Pen a dénoncé ce qu'elle considère comme une «barbarie du quotidien», tandis que Jordan Bardella évoque un «ensauvagement» de la société. Cependant, le procureur de Narbonne a tenu à préciser que cet acte n'était pas motivé par des raisons raciales. Des figures de l'extrême droite, telles que Marion Maréchal-Le Pen, ont annoncé leur intention de se joindre à la marche de dimanche. La mère de Louis a également exprimé dans un communiqué son souhait que cet hommage soit «un symbole digne de la mémoire de Louis».







