Être végétalien ou végétarien n'entraîne pas forcément des carences, à condition que l'alimentation soit bien adaptée et que sa santé soit régulièrement suivie par un professionnel.
Une étude menée par des chercheurs de la Mayo Clinic (Arizona, États-Unis) et publiée dans le Journal of the American Osteopathic Association révèle que les régimes végétaliens, qui excluent tous les produits d'origine animale, ne sont pas synonymes de carences. En effet, des bénéfices pour la santé, tels qu'une diminution des risques d'hypertension, de diabète de type 2 ou de cancer, ont été associés à ces régimes. Toutefois, des inquiétudes subsistent concernant les déficits en nutriments essentiels.
Pas de carences en protéines
Les chercheurs ont analysé 167 études sur les régimes végétaliens et végétariens, se concentrant sur des nutriments clés tels que la vitamine B12, le fer, le calcium, la vitamine D, les protéines et les oméga 3. Selon Dr. Heather Fields, co-auteure de l'étude, bien que certains nutriments puissent être déficients chez les végétaliens mal organisés, il n'a pas été démontré que ces personnes souffrent de carences en protéines ou en acides aminés spécifiques. Un régime bien structuré incluant une variété de fruits, légumes et céréales complètes peut en effet prévenir ces manques.
Recommandations pour un régime vegan équilibré
Pour garantir un apport nutritionnel suffisant sur un régime vegan, il est crucial de substituer les nutriments des aliments évités par d'autres sources. Par exemple, pour un bon apport en calcium sans produits laitiers, la Mayo Clinic recommande de consommer des légumes verts tels que le chou et le brocoli, ainsi que des céréales complètes et du soja. Les lentilles, le tofu et les noix sont également d'excellentes sources de protéines. Mais, pour s'assurer que votre régime est adapté, des tests sanguins réguliers sont conseillés et une connaissance de base en nutrition est indispensable.







