Le 19 avril, à Cavaillon, un livreur a été interpellé par les CRS alors qu'il dormait au volant de son véhicule dans une station-service. Les enquêteurs ont rapidement établi des liens avec une famille du Gard, dont le père cultive de l'herbe et la fille, alertée des agissements, se charge en partie de la revente. Tous deux comparaissaient le 1er juillet au tribunal d'Avignon.
À la barre, le livreur de 36 ans était bien éveillé et en face de lui, une jeune femme en claquettes, impliquée dans le même trafic. Bien qu'ils ne se soient jamais rencontrés auparavant, leur implication dans des activités similaires les a réunis dans le même prétoire, où l'on découvre un trafic de stupéfiants bien rodé.
Le 19 avril, l'homme a été contrôlé par des CRS qui s'arrêtaient pour faire le plein. À première vue, ils ont pensé qu'il avait fait un malaise, mais il s'agissait simplement d'un somme. À leur grande surprise, un sac contenant de la drogue a été découvert à sa portée. Lors de son interrogatoire, il a admis qu'il effectuait des livraisons de stupéfiants et a révélé que le sac lui avait été remis par la jeune femme. La juge Simitian a réagi avec humour : "C'est votre mère, Madame, qui remet le sac au livreur… Vous vous croyez dans une série américaine ?"
Une aide-soignante qui ne réfléchit pas
La perquisition du domicile de la jeune femme de 25 ans a révélé des découvertes surprenantes. Son père, également convoqué par la justice, avait des plants de cannabis en culture. La fille, décrite comme une aide-soignante, aurait pris part à la vente, tout en indiquant qu'une partie de la drogue appartenait à un "ami" d’enfance. Elle lui avait même remis ses codes Snapchat pour faciliter son engagement dans le trafic. Alors qu'elle pleurait à la barre, nombreux étaient ceux dans la salle à douter de l’authenticité de ses larmes. Cette affaire attire l’attention non seulement des médias, mais aussi des forces de l’ordre qui cherchent à démanteler ce réseau organisé.







