Dans un changement de cap notable, le maire (LR) de Besançon, Ludovic Fagaut, a révélé, via une vidéo sur Facebook, son choix de conserver la fresque en hommage à Lyhanna, initialement destinée à être effacée. Il a souligné que le message véhiculé par l'œuvre est puissant et que sa valeur artistique est indéniable.
Au cours de son discours, il a également précisé son intention d'établir une convention d’entretien avec l’artiste afin d’assurer la durabilité de cette fresque. France 3 Bourgogne-Franche-Comté a rapporté que cette fresque a suscité un grand intérêt, attirant de nombreux curieux depuis son inauguration.
Peinte sur le mur de la passerelle piétonne du Boulevard Diderot, l'œuvre est décrite comme une allégorie de la Justice, accompagnée d'une jeune fille. Des passants ont même déposé des fleurs en hommage au pied du mur.
Des murs pour l'expression artistique
L'intention initiale de détruire la fresque par le maire était due à l'absence d'autorisation préalable pour son installation. Cependant, il a reconnu une carence dans les espaces d'expression artistique à Besançon. Il s'engage ainsi à favoriser l'émergence de nouveaux lieux dédiés aux arts urbains et à développer les murs d'expression libre.
Par ailleurs, la municipalité désire impliquer les écoles et les résidents autour d'un projet pédagogique lié à cette œuvre, promouvant une interaction entre l'art et la communauté.
Nacle, l'artiste derrière cette fresque, a choisi de ne pas réagir publiquement à cet revirement, préférant se concentrer sur la réception de son œuvre après des jours de tension. Dans une interview accordée à Ici Besançon, il avait précédemment exprimé le souhait d’éveiller les consciences et les émotions à travers son travail.
Cette actualité soulève des questionnements sur la liberté artistique et la gestion de l'espace public, appelant à un dialogue entre la municipalité, les artistes et les citoyens.







