En décembre 2018, un policier a causé de graves blessures à un lycéen en utilisant un lanceur de balle de défense (LBD) lors d'une manifestation à Saint-Jean-de-Braye. Le fonctionnaire, âgé de 58 ans, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour "violences volontaires". Bien qu'il ait initialement tenté de contester cette décision par un pourvoi en cassation, il a finalement décidé de se désister, ce qui rend inévitable le déroulement du procès.
Ce procès, qui aura lieu à Orléans, est crucial pour la famille du lycéen, qui souhaite voir justice rendue. Leur avocat, Me Christophe Rouichi, souligne l'importance de ce procès non seulement pour faire reconnaître la faute du policier, mais aussi pour clarifier qu'Oumar, le jeune blessé, n'était pas un agresseur, contrairement aux affirmations du policier.
Le jour du tir, Oumar, alors âgé de 16 ans, participait à une manifestation pacifique contre la réforme du bac et le système Parcoursup, lorsque des tensions ont éclaté. Bien qu'il ne faisait pas partie des manifestants qui lançaient des projectiles, il a été atteint à la tête par le LBD, résultant en 93 jours d'arrêt de travail et plusieurs séquelles physiques.
Les magistrats examinent les circonstances entourant l'utilisation de l'arme par le policier. Les règles d'utilisation stipulent que le tir devrait être effectué à une distance de 3 à 35 mètres pour garantir la précision, alors que celui-ci a été tiré à une distance de 50 mètres, rendant difficile, voire impossible, un tir ciblé.
Un procès en 2027 ?
Le procès est attendu avec impatience, mais des retards sont possibles. Selon Me Rouichi, le délai habituel pour qu'un dossier arrive devant le tribunal est de 12 à 18 mois, ce qui pourrait signifier une audience en 2027. Cependant, en raison du manque de ressources judiciaires, il craint que la justice ne prenne encore plus de temps.
Aujourd'hui, aucune date n'a encore été fixée pour la tenue du procès, laissant la famille d'Oumar dans l'incertitude, mais déterminée à obtenir justice.







