La Bourse de Paris a connu une belle montée ce vendredi, soutenue par des perspectives d'accord au Moyen-Orient, la réduction des prix du pétrole et l'excitation générée par SpaceX à New York.
L'indice phare CAC 40 a gagné 150,07 points (+1,83 %), atteignant 8.350 points, ayant déjà clôturé la veille en hausse de 0,48 %, à 8.200,80 points.
L'indice élargi SBF 120 a vu sa valeur grimper grâce à la performance remarquable d'Eramet, dont l'action a bondi de 11,01 %, atteignant 55,15 euros, après qu'un article du Financial Times ait révélé que le consortium Orion Critical Mineral envisageait d'investir dans le groupe minier français.
Air France-KLM a enregistré la meilleure performance du jour avec une hausse de 8,36 %, reflétant un espoir de stabilisation au Moyen-Orient et un retour à des prix du pétrole plus mesurés.
Les propos de Benjamin Smith, le directeur général du groupe, concernant une éventuelle prise de participation dans la compagnie aérienne scandinave SAS et une collaboration avec TAP Portugal, ont également été bien reçus par les investisseurs.
Les valeurs technologiques affichent à nouveau de bons résultats, avec une attention particulière portée sur l'entrée en Bourse de SpaceX à Wall Street. L’action a rapidement pris plus de 30 %, dépassant les 175 dollars lors de ses débuts.
Les fabricants de semi-conducteurs, tels que Soitec (+6,80 % à 137,535 euros) et STMicroelectronics (+4,47 % à 67,50 euros), continuent de bénéficier de l'engouement pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle, des microprocesseurs aux centres de données.
- Les bancaires profitent de la hausse des taux de la BCE -
Dans le CAC 40, deux banques, Société Générale et BNP Paribas, affichent respectivement des hausses de 6,15 % à 73,4 euros et 5,17 % à 96,69 euros, se plaçant parmi les meilleures performances de la journée.
La hausse des taux décidée par la Banque centrale européenne (BCE) cette semaine, en réponse à l'inflation due à l'augmentation des prix de l'énergie, favorise les marges des banques, ce qui rassure les investisseurs.
Cette décision n’a cependant pas influencé le marché obligataire : le rendement des obligations d'État françaises à dix ans a chuté à 3,74 %, contre 3,80 % la veille.
L'optimisme concernant un possible accord au Moyen-Orient a contribué à l'enthousiasme du marché, en particulier en fin de séance, avec l'Iran annonçant qu'un compromis semblait « proche ».
La perspective d'un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz a contribué à la chute des prix du pétrole : vers 17H00 GMT, le Brent se négociait à 87,31 dollars le baril (-3,40 % par rapport à la veille), tandis que le WTI américain suit la même tendance à 84,81 dollars (-3,31 %).







