Le 9 juin, un vice-procureur de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, a été placé sous une nouvelle affectation après avoir été sourd de plusieurs infractions, allant de l'achat à la détention de stupéfiants. Ce magistrat, sans identité révélée, a reconnu avoir consommé des drogues de synthèse, notamment lors de pratiques de chemsex.
Selon le Conseil supérieur de la magistrature, sa prise de substances illicites remonte à 2019, date à laquelle il a pris ses fonctions à la tête de la lutte contre la délinquance organisée et les narcotiques. Cette période sombre aurait culminé en 2024, à la suite d’une audition comme témoin dans une enquête portant sur un trafic de drogues.
Manquements en série
Ce magistrat a affirmé consommer « une fois par semaine, exclusivement les week-ends », avec des « périodes de sevrage et de rechutes ». Comme l’indique le rapport du Conseil, ces comportements ont gravement affecté son assiduité et sa performance au sein du parquet, entraînant « des retards, des réunions manquées et des absences aux audiences », impactant ainsi ses collègues et les justiciables.
Il est stipulé que le magistrat a « manqué aux devoirs de probité et d'honneur », a enfreint des règles disciplinaires, et a porté atteinte à l’image de l’institution judiciaire. De plus, il a omis de notifier ses supérieurs sur son audition lors de l’enquête en cours. En raison de ces violations, il a été rétrogradé et muté. Cette affaire soulève de vives inquiétudes quant à l’intégrité au sein du justice, comme le souligne Dr. Jean-Claude Verne, juriste et expert en éthique judiciaire.







