Une série d'accusations
À la suite de la mise en examen de Jérôme Barella pour "enlèvement, séquestration et meurtre d'un mineur de moins de 15 ans", la liste de ses potentielles victimes s'est considérablement allongée. Selon des sources judiciaires, quatre nouvelles plaintes, dont trois émanant de victimes, et un signalement émis par l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) ont été déposé auprès du parquet.
Au total, cela fait désormais neuf affaires qui impliquent Jérôme Barella : la plainte des parents de Rosa, une procédure de Béthune pour laquelle il a été licencié d'un lycée, ainsi que des accusations liées à une relation jugée consentie avec une mineure.
Un scandale d'État
Âgé de 41 ans, Jérôme Barella faisait déjà l'objet de plusieurs signalements avant la disparition de Lyhanna, mais c'est l'absence de rigueur dans la gestion de ses cas qui soulève de graves interrogations sur les défaillances de la justice. "Cette affaire témoigne d'un incroyable échec du système judiciaire", affirme David Senat, avocat général à la cour d'appel de Versailles. Les plaintes antérieures sont restées sans suite, et cela transforme le tragique destin de Lyhanna en un véritable scandale d'État.
Des témoignages accablants
Les accusations ne cessent de se multiplier. Jérôme Barella était déjà visé par une plainte en 2017 pour attouchements sexuels, bien que l'adolescente ait affirmé être consentante à l'époque. En 2020, il est licencié pour un comportement inapproprié dans un lycée. Les événements prennent une tournure encore plus sombre avec une plainte pour viol enregistrée par le parquet de Béthune en 2022, mais classée sans poursuite.
Les accusations de viol se sont intensifiées. La mère de Rosa a déposé plainte, dénonçant des actes commis au domicile de Barella entre septembre 2024 et mai 2025. "Nous n'avons pas compris comment cet homme a pu opérer sans être inquiété", a déclaré un proche des victimes.
Une reconnaissance troublante
Par ailleurs, des nouvelles plaintes ont été récemment déposées, dont une à Saint-Brieuc, datée de 2023. Alors que la mère de la victime ne connaissait pas l'identité de Barella, sa fille a reconnu celui-ci en voyant sa photo. Cette identification soulève la nécessité d'une évaluation à l'échelle nationale des procédures de protection des mineurs.
Les appels pour des réformes judiciaires se multiplient, notamment avec des propositions de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin pour établir un parquet spécialisé dans les violences faites aux femmes et aux enfants. La colère publique face à cette situation préjudiciable est palpable.
Dans cette affaire tragique, le système judiciaire devra faire face à des questions de responsabilité qui pourraient redéfinir les mécanismes de répression des violences faites aux plus vulnérables.







